14 juillet 2015 : souvenirs de défilés

En France, le 14 juillet est synonyme de Fête nationale. C’est à cette occasion que l’armée défile sur les Champs Élysée. C’est aussi l’occasion de se rappeler des anciens défilés, de faire appel à ceux et celles qui ont eu l’occasion de défiler à Paris.

En France, le 14 juillet est tout d’abord la date de la prise de la Bastille, en 1789. Le 14 juillet 1790 est aussi la fête de la Fédération. C’est donc logiquement que le 14 juillet 1880, la date du 14 juillet est devenue le jour de la Fête nationale.

C’est pour cette raison que Google n’a pas raté la date pour proposer un doodle animé à l’occasion de ce 14 juillet 2015.

Traditionnellement, le 14 juillet est marqué par le défilé des armées françaises sur les Champs Élysée, un souvenir impérissable pour ceux et celles qui assistent à ce défilé, mais aussi pour ceux et celles qui y participent. Ainsi, France TV Info a demandé des témoignages à des personnes qui ont eu l’honneur de défiler à l’occasion d’un 14 juillet.

70 ans plus tard, Jacques, opérateur radio à l’époque, se rappelle avoir défilé le 14 juillet 1945. « J’ai été désigné pour participer à Paris au premier défilé d’après-guerres […] L’entraînement a eu lieu à Vincennes et le défilé s’est déroulé sous un soleil de plomb. J’appartenais à la 8e batterie du 32e Régiment d’artillerie où j’exerçais les fonctions d’opérateur radio. »

« Mon fusil était un Remington trop lourd pour moi. J’ai donc demandé à ma mère de me confectionner un coussinet que je glissais sur mon épaule afin d’éviter les irritations. »
« Il faisait très chaud ce jour-là, on avait donc eu l’ordre de défiler en bras de chemise. »

« J’étais très jeune (17 ans) mais je m’étais procuré une carte d’identité qui me vieillissait de deux ans. J’avais déclaré être né en mars 1926 au lieu de 1928, ce qui fait que tout le monde ignorait mon âge réel à part quelques copains de régiment. »

« Je me souviens que beaucoup de monde était venu assister à ce défilé. J’étais fier d’y participer. »

C’est en tant que pilote d’un Crusaders que « Crusman » a participé au défilé du 14 juillet 1965. Il se rappelle que la météo avait été capricieuse et que les avions avaient dû décoller espacer. Pour combler le retard sur le leader, la seule solution était de « garder la postcombustion allumée et passer en vol supersonique, situation strictement interdite au-dessus des zones habitées afin de ne pas provoquer de dégâts matériels dus au fameux bang supersonique. Mais quand il faut, il faut ! »

« Crusman « se rappelle donc avoir joyeusement enfreint le règlement et probablement détruit quelques centaines de vitres sur son parcours.

Il se rappelle aussi qu’ils étaient douze avions à devoir défiler au-dessus des Champs Élysée, mais qu’ils n’ont finalement été que 11, dans « une magnifique formation en diamant », parce que l’un des avions avait dû faire demi-tour d’urgence en raison d’un problème technique.

Maryse se rappelle des trombes d’eau qui ont marqué le défilé du 14 juillet 1976. En tant qu’élève à l’école interarmées des personnels militaires féminins, elle se souvient des entrainements, la nuit, sur les pistes de l’aérodrome de Caen-Carpiquet pour échapper à la chaleur de la journée. Malheureusement, le jour du défilé, c’est sous des trombes d’eau qu’elle a défilé, des orages locaux qui empêchaient d’entendre la musique de La Madelon qui devait rythmer leur pas.

Elle se rappelle avoir été trempée jusqu’aux os, avec cravate, toque et autres vêtements de couleur bleu marine qui avaient déteint sur les chemises blanches au peint de même teindre les sous-vêtements. « Nos toques avaient déteint et du bleu coulait sur nos visages. Une vraie galère. J’en garde quand même un merveilleux souvenir. »

Et vous, que cela soit le 14 juillet 2015 ou un autre, avez-vous déjà participé à un défilé du 14 juillet, en gardez-vous un bon souvenir ?

VIDEO – 14 juillet 1919 : le défilé de la victoire en couleurs réelles

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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