Affaire de la NSA : un virus pour pirater le câble sous-marin

Pour arriver à ses fins, la NSA américaine n’a jamais lésiné sur les moyens comme le fait d’utiliser un virus informatique pour pouvoir accéder au câble sous-marin reliant l’Europe, l’Afrique du Nord et l’Asie.

Sur la base des documents fournis par Edward Snowden, Spiegel et Mediapart annoncent que l’Agence de Sécurité Nationale américaine (NSA) aurait utilisé un virus informatique en février 2013 pour pirater 16 entreprises en charge de la gestion du câble sous-marin entre l’Europe, l’Afrique du Nord et l’Asie.

Pour être exacte, la NSA aurait accédé aux informations transitant sur le câble sous-marin SEA-ME-WE-4, un câble qui relie l’Europe à l’Asie et l’Océanie en passant par le Moyen-Orient. Sur les 16 sociétés membres de ce consortium, il faut préciser que le groupe Orange en fait partie.

L’accès à se câble aurait été trouvé dans des notes relatives à l’Office of Tailored Access Operation, le bureau des hackers de la NSA. Ces notes précisent qu’un virus a été introduit le 13 février 2013, selon une méthode appelée « Quantuminsert ».

S’il n’est pas certain que les conversations proprement sites ont été « écoutées », il est quasiment certain que le but premier de cette opération était d’avant tout collecter des métadonnées, c’est-à-dire des données donnant la date, le lieu et les participants des conversations proprement dites.

En attendant, à quand les prochaines révélations sur les pratiques de la NSA ?

Votes
[Total : 1 votes en moyenne : 5]
PARTAGER
Article précédentSiri : un brevet pour identifier les photos
Article suivantApple vs. Samsung : vers une nouvelle interdiction de produits ?

Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here