AI : l’humain doit se doter d’une interface neuronale selon Elon Musk

Au même titre que Stephen Hawking, Elon Musk met en garde contre le danger pour l’humanité représenté par l’intelligence artificielle. Sa prise de position n’a pas empêché le milliardaire visionnaire à investir dans des projets liés à l’AI, des initiatives qui se veulent responsables. Pour rivaliser contre cette menace technologique, il partage aussi sa vision d’un futur où l’intelligence artificielle serait omniprésente.

Pour rivaliser avec les machines, Elon Musk estime que l’être humain devrait doter son cerveau d’une surcouche supplémentaire d’intelligence numérique. Présentée lors d’une conférence à Hong Kong le 26 janvier dernier, cette idée a de nouveau été présentée à l’occasion de la Code Conference 2016, mercredi en Californie.

En évoquant notre dépendance aux smartphones, il a expliqué : « Nous sommes déjà des cyborgs […] Nous avons déjà une version numérique de nous-mêmes ». De ce constat, il préconise le développement d’interfaces sous la forme d’implants qui pourraient interagir directement avec le cerveau humain.

Il relève que les perspectives de telles technologies peuvent être très effrayantes, c’est pour cela qu’il nous met en garde. « Plus on devient dépendant d’une intelligence artificielle, plus celle-ci a de pouvoirs sur nous […] Je n’aime pas l’idée d’être un chat domestique, mais quelle solution existe-t-il ? Je pense que la meilleure solution possible consiste à ajouter une couche d’AI a notre cerveau ». En continuant sur la voie que nous sommes en train de suivre, il prévient que « les humains seront réduits à n’être que des animaux de compagnie pour leurs suzerains robotiques ».

L’idée visionnaire d’Elon Musk peut sembler particulièrement farfelue. En fait, pas tant que cela. Le romancier Iain M. Banks a déjà décrit une sorte de « dentelle neuronale », un maillage futuriste qui moule le cerveau afin de permettre la programmation des neurones. Ce concept de la science-fiction possède d’ailleurs une réalité scientifique comme le prouve un article publié en 2015 dans la revue Nature Nanotechnology. Des chercheurs expliquent comment ils ont injecté un circuit imprimé souple dans le cerveau de souris vivantes pour interagir avec leurs neurones. « Nous essayons de brouiller la distinction entre circuits électroniques et circuits neuronaux », avait écrit Charles Lieber, chercheur à l’Université de Harvard et coauteur de l’étude.

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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