Android : forte croissance des cybermenaces

Android est la cible mobile privilégiée des attaques, une situation qui ne cesse de s’aggraver avec une multiplication des malwares face à un système d’exploitation qui peine à boucher ses failles.

Le dernier rapport de Trend Micro est accablant, la situation sécuritaire d’Android ne cesse de se précariser. Dans son dernier rapport trimestriel, cette société spécialisée dans la sécurité pointe du doigt la recrudescence des malwares, l’utilisation encore limitée des dispositifs de protection, mais aussi le manque de correctifs.

Avec 509 000 applications malveillantes pour Android au premier trimestre 2013, le système d’exploitation mobile de Google est le plus ciblé par des attaques. Plus grave encore, le phénomène s’aggrave avec le temps, le nombre d’applications malveillantes étant passé à 718 000 au second trimestre, il pourrait même franchir le cap du million avant la fin de l’année.

Face à cette recrudescence des menaces, une conscience sécuritaire des utilisateurs n’a toujours pas été prise, aucune prudence élémentaire n’étant souvent prise. C’est ainsi que le nombre d’utilisateurs ayant installé un logiciel de sécurité est minime, alors même qu’il s’agit d’une solution simple et efficace.

Mais si Trend Micro pointe du doigt les utilisateurs, il accuse aussi les fabricants. En effet, le fractionnement de l’écosystème Android fait que les patchs de sécurité ont des difficultés à atteindre l’ensemble des utilisateurs dans des délais satisfaisants. Devant en plus être souvent adaptés par les constructeurs, certains appareils n’obtiennent jamais de patch de sécurité, les vendeurs laissant ainsi leurs clients exposés aux attaques.

Outre le fait de dénoncer la forte croissance des cybermenaces, le rapport de Trend Micro relève aussi la prolifération des kits de malware, des outils sophistiqués et malveillants proposés à prix bradés, voire gratuits. Ce n’est pas la facilité à se procurer de tels kits d’exploitation de malware qui va calmer la prolifération des malwares.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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