Apple : l’étau fiscal se resserre

Si Apple est plutôt connu pour alimenter la presse technologique, la firme de Cupertino alimenta aussi les médias économiques, surtout depuis qu’elle est sérieusement dans le collimateur du fisc.

Que cela soit à cause des iPhone, iPad, iPod, Mac ou autres, Apple est connu pour ses produits, mais aussi pour ces incroyables résultats financiers basés sur des montagnes de liquidité. Pourtant, tout cet aspect financier est au cœur de plusieurs polémiques qui ont toutes pour point commun le fisc.

C’est par exemple le cas au Royaume-Uni où Apple n’a pas payé d’impôt en 2012 alors même que la santé économique de la société à la pomme est resplendissante et que plusieurs filiales sont installées dans le pays.

Cette nouvelle révélation au sujet de la fiscalité d’Apple ne fait qu’amener de l’eau au moulin de ceux qui pointent du doigt les montages financiers de la firme de Cupertino, comme le Conseil national du numérique en France qui dénonce le fait qu’Apple ne paie qu’en moyenne 4 millions d’euros par an au lieu des 500 millions que la firme pourrait payer.

Mais c’est même aux États-Unis qu’Apple doit répondre d’accusation de détournement d’impôts, avec par exemple Tim Cook qui a dû s’expliquer devant une Commission du Sénat américain au sujet des aménagements fiscaux mis en place par Steve Jobs, son défunt prédécesseur.

Ces aménagements prévoient notamment des stratégies de domiciliation fiscale dans des États à faible taux d’imposition, comme le Nevada, l’Irlande ou les Pays-Bas, mais aussi l’utilisation de multiples structures, arrangements et transactions offshore pour transférer des milliards de dollars hors des États-Unis.

Alors qu’Apple se permet de donner la leçon aux autres en trainant en justice tous les concurrents accusés de plagier ses brevets, la moralité de la firme à la pomme ne semble au final plus aussi nette qu’elle n’espère le faire paraitre.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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