Apple : le mauvais design est une « offense » selon Sir Jony Ive

À l’occasion d’une interview, Sir Jony Ive, le designer d’Apple, a expliqué que le mauvais design est une « offense ».

Des centaines de millions de personnes ont déjà utilisé des produits Apple conçus par Jony Ive. Mais plus que cela, les idées qu’il a apportées à la marque à la pomme ont fait que toute l’industrie s’inspire désormais de ces concepts, comme le flat design. C’est à l’occasion d’un passage au Design Museum de Londres que le designer en chef d’Apple a livré une interview.

À cette occasion, il s’est focalisé sur la montre, sans donner de nouvelles caractéristiques. Jony Ive explique par exemple que ce projet a été l’un des programmes les plus « intrigants », précisant que « Ce genre de transition de la technologie de l’ordinateur personnel à la maison, puis dans la poche a été vraiment important », pour souligner que la smartwatch sera le produit le plus personnel jamais conçu par Apple.
applewatch
Faisant référence à Big Ben, la tour de l’horloge de Londres, Jony Ive explique que cela fait des centaines d’années que des personnes font avancer le progrès, que « des gens brillants ont passé des siècles traiter de ces questions. […] Si vous avez vu la tour de l’horloge, il est tout à fait superflu de préciser qu’il s’agit d’une technologie phénoménale. Cela n’a pas empêché une volonté de la rendre plus petite, une transition qui a duré plusieurs siècles pour aboutir à votre poignet », ajoutant que « je pense que ce que nous faisons s’inscrit dans la chronologie de l’histoire ».

Jony Ive ne mentionne bien évidemment pas comment Apple est arrivé à concevoir sa montre, se contentant d’expliquer la logique de la démarche.
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Il admet tout de même que « Le poignet est un endroit extraordinaire pour placer de la technologie, un bon endroit pour voir qui vient de vous envoyer un texto, répondre à un appel […] quelque chose de rapide, pratique auquel on ne prête pas forcément attention, mais qui est là si nécessaire ».

L’espoir de Jony Ive est que cet équilibre entre l’informatique et la facilité d’utilisation séduise les utilisateurs, ce qui sera certainement la plus grande difficulté des smartwatchs, car hormis la praticité de l’objet en lui-même, d’autres facteurs entrent en ligne de compte, comme le style et la mode. « Un des plus grands défis que nous avons rencontré est que nous ne voulons pas tous porter la même chose. C’est possible pour quelque chose qu’on met dans un sac ou dans une poche, mais pour ce que l’on porte. C’est pourquoi nous avons conçu un système qui n’est pas une approche unique, un système flexible que nous espérons attrayant ».

Plus globalement, Sir Jony Ive confie aussi « Je pense qu’il est erroné de faire quelque chose de différent pour le plaisir d’être différent. Lorsque vous avez une idée, la grande idée est surtout de comment la traduire en quelque chose, c’est la partie la plus difficile. Donner corps à une idée est très difficile ». Il enchaine en précisant que l’idée d’Apple « est d’essayer désespérément de faire les meilleurs produits que nous pouvons. Nous sommes convaincus que si des gens sont comme nous, ils les achèteront et nous allons faire de l’argent en conséquence. Ce sont des mots très faciles à dire, mais la pratique est ce qu’il faut faire du bon design ». « Je crois vraiment que les gens peuvent sentir les soins de la même façon qu’ils peuvent sentir la négligence. Je pense que cela fait partie du respect que nous avons les uns pour les autres. Si vous voulez me faire acheter quelque chose et que je sens de la négligence, je me sentirai personnellement offensé. […] Je pense qu’il est très important de porter notre intention pour que cela soit vraiment soigné ».
Ive-avec-iMac-G4

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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