Apple Pay : une guerre des pharmacies ?

Est-ce qu’Apple Pay serait la cause d’une guerre des pharmacies aux États-Unis ? C’est ce que la situation actuelle laisse penser.

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Lancé le 20 octobre dernier, le service de paiement sans contact Apple Pay n’a pas encore séduit toutes les enseignes américaines. Les chaînes de pharmacies CVS et Rite Aid font partie des réfractaires.

Pour cause, à l’instar des nombreux autres grands groupes de distribution tels que Walmart, Best Buy, Gap ou autres, elles font partie de la Merchant Customer Exchange, un groupement qui développe actuellement sa propre solution de paiement, non pas contre Apple, mais contre les institutions de cartes de crédit et leurs taxes.

À la différence d’Apple Pay qui est déjà opérationnel, le système baptisé CurrentC ne le sera pas avant l’année prochaine. De plus, alors qu’Apple ne fait transiter aucune information bancaire, ce système basé sur code QR en fera transiter par les magasins, ce qui est bien évidement moins sécure. Pour finir, si l’iPhone gère toute la transaction moyennant une authentification par Touch ID, CurrentC nécessitera la saisie d’un code PIN.

Sans forcément vouloir critiquer la solution CurrentC, il est tout de même force de constater qu’elle est à priori moins sécure et surtout moins pratique pour les utilisateurs. De fait, c’est un peu une guerre des pharmacies qui s’est déclarée aux États-Unis, car, si CVS et Rite Aid sont réfractaires à Apple Pays, ce n’est pas le cas de Walgreens. De fait, les partisans de la marque à la pomme appellent tout simplement au boycott des enseignes qui n’adoptent pas le système d’Apple !

En réponse à cet appel, Rite Aid et CVS ont réagi en affirmant qu’ils ne sont pas réfractaires à Apple Pay, mais simplement que le système est encore en phase d’évaluation, quelque part une manière de préserver la chèvre et le chou.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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