Applications mobiles : la CNIL dénonce la collecte de données personnelles

La démocratisation des smartphones a entrainé une multiplication des applications mobiles, un phénomène qui a attiré l’attention de la CNIL au sujet des données personnelles.

À l’instar de l’identification de l’appareil, qui permet de proposer des fonctionnalités avancées au niveau de l’utilisation des différents capteurs, des animations, de la définition d’écran, etc. semble justifiable au regard de la finalité d’une application, la CNIL a constaté qu’environ 75% des applications mobiles auditées collectent des données, qu’elles soient légitimes ou pas.

Ce constat émane d’un audit mené sur plus de 1 200 applications par la CNIL est 26 de ses homologues, une étude diligentée en raison de la démocratisation des smartphones, une tendance qui a entrainé une multiplication des applications mobiles.

La CNIL ne se veut pas forcément juge en considérant qu’il est parfaitement logique qu’une application donnant la météo locale collecte des données de localisation. Par contre, le fait que cette même appli revende ces données, par exemple à des annonceurs, est nettement moins bien perçu, surtout si les conditions générales d’utilisation de l’application ne le spécifient pas clairement.

C’est ainsi que la CNIL regrette que 15% des applications examinées ne fournissent aucune information sur le traitement des données collectées, et que près de la moitié des applications concernées ne la rendent pas facilement accessible lorsqu’une information est fournie sur la politique de collecte. Par ailleurs, cette information n’est ni suffisamment claire ni accessible à l’ensemble des utilisateurs, à l’instar de mentions d’information en anglais pour des applications françaises.

Données personnelles : la CNIL dénonce l'opacité des applications mobiles

Votes
[Total : 0 votes en moyenne : 0]
PARTAGER
Article précédentiPhone 6 : où est passé l’appareil photo ?
Article suivantAbus de position dominante : est-ce que Google devra dévoiler son algorithme de recherche ?

Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here