Ariane 6 : place à la compétitivité

Le nouveau lanceur européen Ariane 6 devrait être opérationnel en 2020. Pour relever le défi de la concurrence, il devra jouer la carte de la compétitivité.

L’Europe de l’espace a accepté de mettre sur les rails Ariane 6. Mais pour que le projet aboutisse, il faudra que le nouveau lanceur européen relève le défi de la compétitivité face à la concurrence internationale, notamment l’américain SpaceX.

C’est ainsi qu’Ariane 6 apparaitra plus élancée qu’Ariane 5 avec sa hauteur de 70 mètres. Le lanceur sera par ailleurs décliné en deux versions :

· Ariane 62 sera dotée de deux propulseurs de 120 tonnes pour embarquer un satellite d’un poids de 5 tonnes pour une masse au décollage de 480 tonnes.
· Ariane 64 sera équipée de quatre propulseurs. Sa charge utile sera de deux satellites, deux petits ou un moyen et un petit, de 10,5 tonnes pour une masse au décollage de 750 tonnes.

Techniquement parlant, Ariane 6 utilisera la solution PHH (poudre-hydrogène-hydrogène) jugée technologiquement plus fiable que la solution PPH (poudre-poudre-hydrogène).

Pour réduire les coûts et rendre Ariane 6 compétitive, les boosters seront communs pour tous les lanceurs européens. Ils seront plus petits et seront fabriqués en plus grand nombre (35 à 40 par an).

Les étages inférieur et supérieur d’Ariane 62 et 64 seront identiques. L’étage inférieur comportera un moteur cryogénique Vulcain 2+, une version améliorée du moteur actuellement utilisé par Ariane 5.

L’étage supérieur sera doté du moteur cryogénique réallumable Vinci, qualifié pour Ariane 5 ME. Le lanceur Ariane 5 ME aurait dû assurer la transition vers Ariane 6 mais est désormais abandonnée.

Ariane 6 va également hériter d’une coiffe pratiquement identique à celle qui aurait dû équiper Ariane 5 ME. Seule son amplitude sera un peu plus importante.

Au final, c’est cette commutabilité des différents composants d’Ariane 6 qui devrait permettre de réduire le coût des lancements, donc de rendre plus compétitif le futur lanceur européen.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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