ARM : une mission pour prélever un bout d’astéroïde

À l’horizon 2020, la NASA veut lancer l’Asteroid Redirect Mission (ARM), une mission qui vise à prélever un bout d’astéroïde pour pouvoir l’analyser.

Cela fait maintenant trois ans que la NASA a initié l’Asteroid Redirect Mission (ARM), une mission qui vise à capturer un astéroïde pour en changer la trajectoire. L’agence américaine vient de changer l’objectif de la mission en renonçant à remorquer un petit astéroïde.

En lieu et place, la mission ARM, qui devrait être lancée en 2020, prévoit un vaisseau automatique qui doit prélever un morceau d’astéroïde. Ce rocher sera ensuite tracté pour être mis en orbite lunaire. C’est là que des astronautes iront lui prélever des échantillons.

« Nous avons approuvé le concept de la mission et avons donné le feu vert pour poursuivre la phase A », vient d’indiquer Robert Lightfoot, un responsable de la NASA. « La mission ARM fournira ainsi une première démonstration de plusieurs systèmes de vol spatial qui seront nécessaires pour envoyer des astronautes vers des destinations lointaines dans l’espace dont surtout Mars », a-t-il ajouté.

De fait, le vaisseau automatique ARM devrait être équipé d’un moteur à propulsion solaire-électrique en développement, une motorisation qui sera très utile pour l’exploration de l’espace lointain vu qu’il s’agit d’un dispositif qui utilise moins de carburant, ce qui permet à un vaisseau de voyager plus loin, plus vite et moins cher que n’importe quelle autre technologie actuellement disponible.

D’après la NASA, le vaisseau ARM devrait atteindre l’astéroïde ciblé deux ans après son lancement, soit vers l’an 2022. Une fois à proximité de l’astéroïde, l’ARM déploiera un bras télémanipulateur pour saisir un rocher à la surface. La taille de ce morceau pourrait atteindre quatre mètres de diamètre. Le vaisseau tractera ensuite ce rocher pour le placer en orbite lunaire stable après un voyage qui prendra environ six ans.

L’étape suivante sera d’envoyer deux astronautes à bord de la capsule Orion pour explorer ce rocher et faire des prélèvements qui pourront être ramenés sur la Terre, une mission qui pourrait durer environ 25 jours.

À l’heure actuelle, la NASA a retenu trois astéroïdes potentiels : Itokawa, Bennu et 2008 EV5, ce dernier étant le favori.

Vu que l’agence améliore sans cesse son repérage des astéroïdes, il est possible qu’une meilleure cible soit identifiée, notamment un astéroïde qui pourrait être plus proche de la Terre. La NASA se fixe jusqu’en 2019, une année environ avant le lancement du vaisseau ARM, pour faire son choix définitif.

Avec Deep Impact, en 2005, la NASA avait déjà testé une technologie consistant à frapper un astéroïde ou une comète menaçant de heurter la Terre avec un vaisseau spatial pour en détourner sa course. Avant que le morceau d’astéroïde soit placé en orbite lunaire, l’agence américaine prévoit de tester d’autres techniques de protection pour notre planète.

Une des idées va être d’utiliser la force gravitationnelle générée par le vaisseau ARM pour modifier la trajectoire d’un astéroïde.

« Les astéroïdes sont un sujet brulant pas seulement parce qu’ils peuvent être une menace pour notre planète, mais aussi pour leur valeur scientifique », a expliqué commenté Jim Green, le responsable des sciences planétaires à la NASA. « Ils sont des restes de la formation de notre système solaire et contiennent de nombreuses molécules datant de cette période ».

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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