Ashley Madison : la leçon de morale de son piratage

Le piratage du site de rencontre extra-conjugale Ashley Madison sort du contexte habituel par son ampleur, mais surtout par son aspect moral.

Avec les informations personnelles de 32 millions de ses clients (adresse email, nom et prénom, historique de transaction) qui ont été publiées sur internet, le piratage du site de rencontre extra-conjugale Ashley Madison sort du contexte habituel par son ampleur.

Mais plus que l’aspect purement informatique du piratage en lui-même, c’est l’aspect moral de cette affaire qu’il serait aussi bon d’analyser.

Si The Impact Team s’en est pris au site de rencontre extra-conjugale Ashley Madison, c’est parce que le site était accusé d’être « menteur » et « voleur », un premier aspect moralisateur à cette cyberattaque.

Ensuite, en publiant les données des 32 millions d’utilisateurs, les pirates ont déclaré : « C’est vraiment dommage pour ces hommes, mais ce sont des pourritures infidèles qui ne méritent pas notre discrétion », ce qui est un autre aspect moral.

Alors que les teams de hackers attaquent des entreprises, des institutions ou autres pour la beauté du geste, pour se faire de l’argent, pour le fun, ou encore pour des causes politiques ou autres, la morale ne fait habituellement pas partie du vocabulaire des pirates. Pour s’en convaincre, il suffit de prendre comme exemple les nombreuses attaques DDoS lancées contre des sites pour dénoncer de la censure alors même que ce type d’attaque est en elle-même une forme de censure.

L’attaque du site Ashley Madison est donc d’un nouveau genre en voulant moraliser autant l’entreprise que ses utilisateurs.

La limite de la morale

Selon les propos de The Impact Team, Ashley Madison et ses utilisateurs sont coupables de mentir et de voler. Pourtant, le fait que les données personnelles aient été publiées sur le web, cela a engendré des tentatives d’escroquerie, de chantage … Dès lors, où est la véritable morale de ces pirates ?

Être ultraconservateur, contre l’adultère, est une chose, donner du grain à moudre à des escrocs n’est pas joli non plus. D’ailleurs, est-ce tolérable en vertu de la morale ? Certainement pas lorsque la communauté considère que la liberté est absolue et la vie privée sacrée.

L’attaque d’Ashley Madison révèle que, même si elle se cache derrière la morale, la manière de faire des pirates n’est en pas très morale non plus.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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