Avec e-constat, le numérique vise à remplacer le constat papier

C’est ce mardi que les fédérations françaises d’assurances FFSA et Gema ont présenté e-constat, une application gratuite qui reprend les principes du constat papier.

C’est à partir du 1er décembre prochain que les automobilistes immatriculés et assurés en France pourront déclarer un accident entre deux véhicules, ou un seul, de manière numérique en utilisant e-constat, une application gratuite qui reprend les principes du constat papier. Présentée ce mardi par les fédérations françaises d’assurances FFSA et Gema, cette application est téléchargeable sur l’Apple Store et le Play Store de Google.

E-constat n’a pas à proprement parler la vocation de remplacer le constat papier, mais de proposer une alternative rapide avec un principe similaire. Numérique oblige, cette version électronique introduite de nouvelles fonctionnalités telles que l’aide au remplissage de la déclaration et la prise de photos des dommages. Par exemple, pour faire un croquis de la scène d’accident, l’application proposera des éléments prédéfinis qu’il suffira de compléter à l’écran.

Pour valider ce constat numérique, il suffira de le signer avec le doigt pour qu’il soit directement transmis à l’assureur. L’assuré reçoit alors une quittance de cet envoi sous forme d’un SMS de confirmation, ainsi qu’une version PDF du constat par mail.

Selon Bernard Spitz, président de la FFSA, « Tout le monde est gagnant, autant l’assuré que l’assureur, car ce système est plus efficace ». Il précise par ailleurs qu’un accord a été conclu avec la CNIL au sujet du respect des données personnelles.

Alors que le constat papier a été créé en 1964 dans le but que les assurés puissent décrire les circonstances d’un accident automobile afin de permettre aux assureurs de déterminer les responsabilités et indemnisations, l’e-constat vise à accélérer la procédure en permettant que le dossier soit traité plus rapidement, donc que l’assuré soit aussi plus rapidement remboursé. Dans le cas où il ne s’agit que d’un accident avec dommages matériels, sans blessé, le constat a pour but d’accélérer le traitement du dossier par les compagnies d’assurance.

Alors que plus de 5 millions de constats sont faits chaque année en France, l’arrivée de l’e-constat devrait engendrer des gains de temps, mais aussi des économies non négligeables de papier. Mais pour cela, il faudra que cette version numérique convainque les Français.
A ce sujet, on précise que le même type d’application existe aux Pays-Bas. Lancée en 2012, cette solution électronique ne représente à ce jour que 5% des constats, preuve que l’adoption d’une version numérique n’est pas forcément facile. « On espère aller plus vite en France », explique Pascal Demurger, président du Gema.

Il est à souligner que cet e-constat s’inscrit dans une démarche plus globale des assureurs français, à l’instar de Maaf, Allianz, ou Axa qui ont récemment proposé des applications d’aide à la conduite, une volonté d’investir dans le numérique pour, à terme, influencer sur le montant des primes d’assurance. C’est par exemple le cas de Direct Assurance, filiale d’Axa, qui promet des économies pouvant aller jusqu’à 30% de la prime grâce à son application.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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