Avec ExoMars 2016, l’Europe veut apprendre à atterrir sur Mars

Les déconvenues de la mission ExoMars 2016 font partie du passé. Désormais, tous les voyants sont au vert pour le décollage, une mission qui devrait permettre à l’Europe de tester un atterrisseur sur la planète rouge.

La mise sur pied de la mission ExoMars 2016 n’a pas été de tout repos. Aujourd’hui, les soucis sont du passé vu que la mission est prête à décoller avec tous les voyants qui sont désormais au vert. Si tout se passe bien dans les jours à venir, c’est le 14 mars qu’une fusée russe Proton décollera de Baïkonour (Kazakhstan).

Le lanceur est chargé d’expédier la sonde TGO et l’atterrisseur Schiaparelli en direction de Mars. C’est après un périple de sept mois que le couple rejoindra la planète rouge. Il est prévu que l’atterrisseur se pose le 19 octobre prochain.

L’atterrisseur Schiaparelli doit permettre à l’Europe de tester ses capacités à se poser sur Mars. De la taille d’une petite voiture, il doit se poser sur le site de Meridiani Planum, pratiquement au même endroit où le robot américain Opportunity a atterri en 2004. Vu que le robot n’est pas équipé de panneau solaire, sa mission sera de courte durée, seulement quelques jours.

Par contre, la sonde TGO (Trace Gaz Orbiter) restera en orbite plusieurs années. Comme l’explique Jorge Vago, responsable scientifique de la mission ExoMars, « TGO sera comme un grand nez dans l’espace ». Sa mission sera de rechercher des traces de méthane dans l’atmosphère de la planète rouge. Sa détection pourrait constituer un indice sur la présence actuelle possible d’une vie micro-organique. « La sonde TGO va essayer de confirmer cette présence de méthane et d’analyser s’il est d’origine biologique ou bien s’il est le résultat d’un processus géologique », explique le scientifique.

Tant que Schiaparelli sera opérationnel, la sonde TGO servira aussi de relais pour les communications entre l’atterrisseur et la Terre. Elle devra assurer le même rôle pour la mission suivante, ExoMars 2018.

Encore des incertitudes au sujet de la mission ExoMars 2018

Si tous les voyants sont au vert pour la mission ExoMars 2016, ce n’est pas encore le cas de la mission ExoMars 2018. Comme l’explique Jan Wörner, son budget n’est pas encore bouclé. « Nous manquons d’argent pour cette mission côté Européen », a-t-il indiqué, sans donner plus de précision. À question de ce financement est d’ores et déjà à l’ordre du jour de la prochaine conférence ministérielle de l’ESA prévue en décembre prochain à Lucerne (Suisse).

« La mission a un tel intérêt scientifique dont je pense vraiment pouvoir convaincre les états membres qu’elle mérite cet argent », souligne Jan Wörner. Une possibilité déjà envisagée serait de reporter le lancement de la mission à 2020. Cette future mission prévoit le lancement d’un robot-foreur capable de percer le sol de Mars jusqu’à une profondeur de deux mètres pour prélever des échantillons dans le but de les analyser sur place.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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