Avec Google, le marché de l’automobile va changer

Le designer automobile Ken Okuyama prévient que le marché de l’automobile va changer sous l’impulsion des géants des technologies.

C’est en marge de l’ouverture du salon de Tokyo que le designer automobile Ken Okuyama a fait part de son inquiétude quant à l’avenir du secteur de l’automobile. Pour celui qui a participé à l’élaboration de la Ferrari F60 Enzo et de la Porsche Boxster, Google et Apple vont faire évoluer le domaine.

Selon lui, « Si (les constructeurs automobiles traditionnels) ne se méfient pas, ils risquent de devenir de simples fournisseurs aux entreprises de technologies ».

Alors que la voiture autonome se profile à l’horizon, justement poussée par Google, voire même Apple, les constructeurs traditionnels sont sous pression, notamment les Japonais.

Signe indiscutable que la vision de Ken Okuyama n’est pas fausse, Lexus, la branche luxe du constructeur Toyota, est déjà en train de mener des essais avec Google. Des voitures sont d’ailleurs déjà en test aux États-Unis.

Un marché à deux vitesses… pour le commun des mortels et pour les riches

Sous la pression de la technologie, ils estiment que le marché va se diviser en deux dans le futur, d’un côté des voitures autonomes qui répondront simplement aux besoins de transport en commun des personnes, de l’autre des voitures super-luxe qui seront réservées aux personnes très riches, des véhicules qui feront office de « trophée » à afficher.

Selon Ken Okuyama, le nombre de propriétaires de voitures va diminuer en raison de la baisse de l’offre en matière de voitures abordables et traditionnelles.

Alors que les voitures de lues deviennent de plus en plus luxueuses et de plus en plus chères, l’ajout de toutes les nouvelles technologies d’aide à la conduite font que la voiture bon marché commence à disparaitre. « Les voitures sont devenues des produits de base et, à ce titre, elles doivent rester fonctionnelles et abordables », estime le designer.

C’est ainsi qu’il estime que les constructeurs japonais devraient se concentrer sur les moyens de concevoir des voitures qui bénéficient des avancées technologies tout en restant abordable pour le grand public.

Cap sur la technologie et la voiture autonome

La réalité est que les constructeurs automobiles affichent désormais clairement leurs intentions en matière de voiture autonome, preuve que l’avenir est à chercher dans cette direction. Ils ne cessent pas non plus de présenter de nouvelles aides à la conduite, preuve que la technologie s’invite de plus en plus dans nos voitures.

Le message à double sens de Ken Okuyama

En interprétant les déclarations de Ken Okuyama, l’évolution du secteur automobile serait une réelle menace pour les constructeurs traditionnels. Mais en les analysants d’un autre côté, cela pourrait aussi être profitable.

En effet, qui dit disparition, même réduction, du nombre de voitures personnelles signifierait aussi diminution des embouteillages, mais aussi de la pollution, ce qui serait quelque part bénéfique pour tout le monde.

Qui dit voiture autonome, dit aussi sécurité accrue, un point qui serait tout aussi profitable pour tous les usagers de la route.

En fait, plus qu’une réelle menace, il faut plutôt prendre ces propos comme l’annonce d’un changement majeur. Après, il y aura forcément des gagnants et des perdants.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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