Axel Springer soutient un front anti-Google en entrant dans le capital de Qwant

Alors qu’il est dans la stratégie d’Axel Springer de prendre des participations dans de jeunes pousses du web, le fait que cela soit dans Qwant, une start-up développant un moteur de recherche, correspond à soutenir un front anti-Google.

Il n’est pas nouveau que le groupe de presse allemand Axel Springer dénonce « la manipulation des résultats dans le moteur de recherche » ou « le détournement de trafic » opéré par Google. Si Mathias Döpfner, le PDG du groupe, a publié une tribune intitulée « Pourquoi nous avons peur de Google » au mois d’avril, Axel Springer est également actif aux côtés d’autres médias (Lagardère Active, CCM Benchmark), syndicats et associations de défense des consommateurs pour faire front à Google.

Dès lors l’annonce d’une prise de capital de 20% dans Qwant est tout un symbole. La start-up parisienne est en effet en train de développer un moteur de recherche alternatif.

Si le moteur de recherche de Qwant compte 507 millions de requêtes depuis son lancement officiel le 4 juillet 2013, c’est très loin des 1 200 milliards de requêtes annuelles enregistrées par Google. Grâce à l’argent injecté par le groupe de presse, l’équipe de développement de 25 personnes va pouvoir aller de l’avant et continuer à grignoter des parts de marché.

Il faut préciser que le moteur de recherche de Qwant est disponible dans une vingtaine de langues et que le concept de ses algorithmes se base sur une vision transversale de la recherche en ligne, une approche intégrant les différents médias, l’e-commerce et les réseaux sociaux.

Qwant ouvre son capital à Axel Springer
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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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