Babar, Evil Bunny, Fanny : lorsque les Etats nous surveillent

Babar, Evil Bunny, Fanny, Prism est encore dans toutes les mémoires, l’annonce de l’existence de Babar, Evil Bunny ou encore Fanny nous rappelle que les États nous surveillent.

Les révélations d’Edward Snowden nous ont appris beaucoup de choses sur les pratiques de la NSA, notamment avec le programme Prism. Ces derniers jours, l’annonce de l’existence des logiciels espions Babar, Evil Bunny ou encore Fanny nous rappelle malheureusement que le cyberespionnage est toujours autant d’actualité.

Si on est un peu réaliste au sujet d’internet, de telles pratiques sont certes choquantes, mais pas si surprenantes que cela. Par contre, ce qui choque, c’est qu’on ne parle pas sciemment des États-Unis comme grand méchant loup vu que Babar et Evil Bunny sont mis au crédit de la France.

Eh oui, les États-Unis n’est pas le seul pays à être curieux de ce qui se passe sur les ordinateurs des internautes. Même s’il était quasi certain que d’autres États agissent de la même manière, le fait que des éléments de preuve accusent un pays interroge sur les intentions du pays en question.

Les interrogations sont d’autant plus fondées lorsqu’on apprend par exemple que Babar permet de surveiller ce qui est tapé sur le clavier, de copier l’écran, ou encore d’enregistrer les conversations audio sous Skype, MSN ou Google Talk.

Le fait que certaines « cibles » soient visées est quelque part rassurant, mais cela n’enlève pas le doute que de telles pratiques pourraient finalement concerner l’utilisateur lambda, c’est-à-dire vous.

La réalité d’internet est donc que c’est devenu le terrain de chasse des cyberespions, avec nous, les internautes, au milieu.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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