Les batteries de demain seront peut-être issues d’une erreur de manipulation

Les plus grandes recherches scientifiques résultent souvent de longues années de recherche. Mais comme la poussée d’Archimède, la loi de la gravitation universelle ou de nombreuses autres théories, le hasard contribue souvent à de grandes découvertes. C’est ce qui est arrivé à Mya Le Thai, une étudiante à l’Université de Californie.

En tant qu’étudiante, elle travaille avec une équipe de chercheurs sur la mise au point d’une batterie de nouvelle génération sans lithium. Les travaux portent sur l’utilisation d’une technologie utilisant des nanofils d’or, un procédé qui était au point mort à cause de la fragilité de ce type de composant.

Par accident, Mya Le Thai a réussi à rendre ce nouveau type de batteries ultrarésistantes. Comment ? En faisant une erreur de manipulation. Elle a fait cette découverte majeure alors qu’elle manipule un prototype sans remarquer que ses mains avaient encore des restes de gel provenant d’une électrolyse effectuée précédemment. Lors de la manipulation, ce gel en question est venu se coller aux nanofils pour les rendre extrêmement résistants.

Grâce à cette erreur de manipulation, cette technologie possède désormais une résistance accrue permettant aux batteries de résister à beaucoup plus de cycles de charge sans que leur autonomie n’en soit affectée. Alors qu’une batterie classique au lithium supporte en moyenne 7 000 cycles de charges, celle conçue accidentellement par Mya Le Thai supporte 200 000 cycles en ne perdant que 5% de sa capacité.

Suite à son erreur de manipulation, Mya Le Thai pourrait bientôt rejoindre de grands noms tels que Newton ou Becquerel, des scientifiques qui ont eu un brin de chance lors de leurs grandes découvertes. Comme quoi, il faut aussi avoir de la chance pour faire de grandes découvertes…

D’ici là, l’équipe est maintenant en train d’essayer de comprendre pourquoi le gel a permis de rendre les nanofils plus solides dans le but de maîtriser le processus. Cela signifie que cette technologie n’en est donc pas encore au stade de la production. Mais qui sait, d’ici quelques années…

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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