BICEP2 n’a pas détecté les ondes gravitationnelles primordiales

L’équipe BICEP2 avait fait la une en prétendant avoir détecté les ondes gravitationnelles primordiales. En fait, il ne s’agissait que de poussière galactique.

La détection des ondes gravitationnelles primordiales est l’un des objectifs les plus importants en cosmologie. Prédites par Einstein, il s’agit de la trace des premières secousses qui auraient agité notre univers, moins d’une seconde après le Big Bang.

Il a presque un an, une nouvelle scientifique avait stupéfié le monde et fait la une de quasiment tous les journaux : l’équipe BICEP2 avait annoncé avoir détecté pour la première fois, l’empreinte des ondes gravitationnelles primordiales en étudiant le fond diffus cosmologique de l’Univers.

En théorie, les ondes gravitationnelles primordiales sont supposées avoir laissé leur empreinte dans le rayonnement fossile de l’Univers, sous forme d’une orientation privilégiée des photons qui le composent. L’équipe BICEP2 s’était donc intéressée à la propriété de la lumière qui renseigne sur une éventuelle orientation de ces photons : la polarisation.

Pouvant également être produit par d’autres phénomènes, tels que la poussière présente dans notre galaxie, ce type de polarisation a donc été recherché dans une toute petite portion de ciel réputée moins dense en poussière galactique.

Pour vérifier cette découverte, l’équipe du satellite Planck a réalisé ses propres mesures, plus précises, sur la polarisation du rayonnement fossile de l’Univers. Le verdict est sans appel : non, les ondes gravitationnelles primordiales n’ont pas été détectées par BICEP2, pas plus que par Planck.

En fait, le signal repéré par BICEP2 correspondrait aux effets de la poussière galactique de notre Voie lactée associés à une déformation du signal lié à des phénomènes gravitationnels rencontrés par la lumière dans son voyage jusqu’à nous.

C’est dans un article à paraître prochainement dans la revue spécialisée Physical Review Letter que les équipes de BICEP2 et de Planck expliquent cette non-découverte des ondes gravitationnelles primordiales.

Malgré cette déception, la traque va bien évidemment continuer.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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