Bitcoins : la monnaie virtuelle compromise par Android

Une faille de sécurité au niveau d’Android fait que le stock de Bitcoins de l’utilisateur n’est plus sécurisé, une vulnérabilité qui touche toutes les applications.

Créé en 2009, dans le sillage de la crise financière mondiale, le Bitcoin se veut une monnaie virtuelle ne dépendant d’aucune banque centrale ou institution financière. Le cœur du Bitcoin est du code informatique complexe généré automatiquement par des ordinateurs.

Alors que le Bitcoin devrait être protégé, comme toutes les autres monnaies, cette e-monnaie n’est pas aussi sécurisée qu’elle le devrait. Une faille critique au niveau du système d’exploitation Android permet à des personnes malveillantes d’accéder aux porte-monnaie virtuels des utilisateurs.

Selon des spécialistes en la matière, la faille se situe au niveau de la capacité d’Android à pouvoir générer des liens sécurisés entre des chiffres aléatoires, ce qui est censé sécuriser le stock de Bitcoin de l’utilisateur. Ainsi, à en croire Generation-NT, cette faille de sécurité touche toutes les applications de porte-monnaie Bitcoin sous Android, à commencer par les populaires « Bitcoin Wallet », « Blockchain.info wallet », « BitcoinSpinner » ou encore « Mycelium Wallet ». Il faut préciser que les services de change comme « Mt Gox » ou « Coinbase » ne sont pas concernés par cette faille, leurs clés privées n’étant pas générées à partir d’Android.

Pour finir, les éditeurs sont en train de développer des mises à jour de leur application. En attendant, il est conseillé aux utilisateurs de générer une nouvelle adresse à l’aide d’un générateur de clé sécurisé, puis d’y envoyer  son propre stock de Bitcoins.

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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