Brésil : le président de Google placé en détention !

Fabio José Silva Coelho, président de Google Brésil, a été arrêté hier mercredi par la police fédérale au motif que le site internet n’avait pas retiré des vidéos diffamatoires d’un candidat aux élections municipales.

La justice de l’État du Mato Grosso do Sul a ordonné l’arrestation de Fabio José Silva Coelho, président de Google Brésil, après avoir estimé qu’il avait commis un délit de « désobéissance » en ne faisant pas retirer de YouTube, propriété de Google, une vidéo contenant des « calomnies, injures et diffamations » envers Alcides Bernal, un candidat aux élections à la mairie de Campo Grande, la capitale de l’État.

La même justice du Mato Grosso do Sul avait également exigé la suspension de YouTube à Campo Grande et dans tout l’État pour une durée de 24 heures.

Selon le code électoral, ce délit de désobéissance est passible d’un an de prison, a précisé la police de Sao Paulo qui a annoncé mercredi avoir procédé à l’arrestation de Fabio José Silva Coelho. Les forces de l’ordre communiquent néanmoins qu’il ne devrait pas rester en détention compte tenu de la nature du délit.

« Google fait appel de la décision en vertu du fait qu’étant une plate-forme, Google n’est pas responsable du contenu posté sur son site », avait déclaré un porte-parole de Google.

La vidéo sujette de cette procédure accuse le candidat « d’incitation à l’avortement, d’état d’ébriété, de lésion corporelle sur un mineur, d’enrichissement illicite et d’avoir des préjugés contre les plus démunis ».

Il est par ailleurs à noter qu’il y a une dizaine de jours, c’était le directeur de Google, Edmundo Balthazar, qui était dans le collimateur d’un juge électoral de l’État de Paraíba pour ne pas avoir retiré, également de YouTube, une vidéo qui traitait un candidat « d’idiot ». Ayant fait appel de la décision, l’ordre d’incarcération est pour le moment suspendu.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

1 COMMENTAIRE

  1. Manny, c’est surtout les politiques qui n’ont pas compris que les boss de Google ne sont pas responsables de ce que disent les gens… Tu vas au taf, tu insultes JM Ayrault, c’est pas ton patron qui va être accusé de diffamation, si? Les gens sont parfaitement identifiables sur internet (ou alors Hadopi nous ment :troll:), alors autant accuser les vrais responsables… Si vraiment les vidéos en question vont plus loin que la simple liberté d’expression et relèvent vraiment du délit…

  2. Les gens de Google ont du mal à comprendre que si Internet n’a effectivement pas de frontière, ils ne sont pas pour autant au dessus des lois.

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