Canada : la guerre des calèches

À Québec et Montréal, des militants anti-calèches veulent faire interdire les calèches dans les villes. Cette guerre des calèches lance un débat sur les chevaux.

Est-ce que les chevaux ont leur place dans les grandes villes pour tirer des calèches ? Non ! C’est ce que pensent des militants anti-calèches veulent faire interdire les calèches à Québec et à Montréal.

Alors qu’une pétition dans ce sens a été lancée, un sondage révèle que 80% des Québécois interrogés sont pour la disparition des calèches dans le Vieux-Québec alors que seulement 20% sont pour leur maintien.

En fait, cette guerre a commencé à cause d’une controverse entourant une écurie. Depuis, l’affaire s’est propagée.

Ainsi, Alanna Devine, directrice de la défense des animaux à la SPCA de Montréal, déclare : « Pour nous, les chevaux travaillent dans des conditions très difficiles. Ils sont soumis à des risques de collision, ils subissent le bruit fort du trafic et de la construction, et marchent pendant des années sur des surfaces anormalement dures. Le bien-être de l’animal ne comprend pas juste la santé. Il faut qu’il puisse exprimer son comportement naturel, comme de passer du temps au pâturage et de sociabiliser avec d’autres chevaux. Avec les calèches, ces besoins ne sont pas comblés ».

En réponse, un vétérinaire spécialisé en soins aux équins répond que l’industrie des calèches ne va pas à l’encontre du bien-être animal.

En fait, le problème réel est un problème d’individus, de personnes qui ne respectent pas les règles. Mais aujourd’hui le débat est passé à un autre stade, celui de savoir s’il faut interdire les calèches.

Si on entend surtout parler les opposants aux calèches, il est tout de même bon de dire que les cochers restent loin de ce débat médiatique, des personnes qui aiment sincèrement leur travail et les chevaux.

Vincent Larose Picher, de Québec, a justement utilisé les réseaux sociaux pour défendre le point de vue des cochers. Il écrit notamment que « les chevaux de trait sont des chevaux qui aiment travailler ». « Un cheval de trait ne peut rester à l’écurie, dans son box, à longueur de journée. Il doit bouger pour être heureux, il doit travailler. Non seulement il aime travailler, mais il a besoin de travailler. »

Il souligne que « L’espérance de vie des chevaux qui tirent des calèches en ville est de vingt-cinq à trente ans. Les chevaux de trait vivent beaucoup plus longtemps que les chevaux sauvages parce qu’ils sont tout simplement bien traités : leurs dents sont limées, leurs sabots ferrés, ils mangent à leur faim et n’ont pas à craindre les prédateurs, contrairement aux chevaux en liberté. »

« Un cheval est un cheval et si, pour nous, tirer des charges c’est pénible, voire impossible, pour lui c’est un plaisir. »

Il conclut en posant la question : « Je demande seulement à ceux qui prônent l’interdiction des calèches en ville, que connaissez-vous aux chevaux ? Quel serait mon avantage à maltraiter mon cheval ? Mon cheval me permet de travailler, il me procure un revenu bien mérité. »

Comment va se terminer cette affaire ? L’avenir nous le dira. Il faut simplement espérer que le débat soit constructif et sincère. Pour le moment, c’est surtout l’émotionnel qui prévaut malheureusement.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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