Capsule Orion : l’Europe se positionne pour les vols habités vers Mars

Michael Hawes, directeur de programme de Lockheed Martin, déclare que « Je crois vraiment que lorsque nous regarderons en arrière, dans 15 ou 20 ans lorsque des gens seront sur Mars, nous serons en mesure de dire que tout a commencé ici », l’Europe se positionne pour faire partie du futur projet de vols habités vers Mars.

Grande première dans la conquête spatiale américaine, la NASA a mandaté l’Europe pour fournir le module de service de sa future capsule habitée Orion. Par le biais d’un contrat évalué à 390 millions d’euros conclu entre l’agence spatiale américaine, l’Agence spatiale européenne (ESA) et Airbus, ce sera l’Europe qui livrera cette partie cruciale du futur engin. Pour cause, ce module de service sera en charge de fournir la propulsion, l’air et l’eau à la capsule Orion.

Ce contrat est très important pour l’Europe, car l’ambition de la nouvelle capsule américaine est d’envoyer des astronautes dans l’espace, dans un premier temps certainement vers la Lune, mais aussi vers des astéroïdes et pourquoi pas Mars. À ce propos, Michael Hawes, directeur de programme de Lockheed Martin qui est en charge du projet Orion, déclare que « Je crois vraiment que lorsque nous regarderons en arrière, dans 15 ou 20 ans lorsque des gens seront sur Mars, nous serons en mesure de dire que tout a commencé ici ».

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Airbus et l’ESA ont signé le contrat portant sur le développement et la réalisation du module de service destiné à Orion.

Pour l’ESA et Airbus, l’espoir suscité par ce contrat est donc de participer au projet sur le long terme, pour se positionner sur les vols habités en direction de la planète rouge.

Pour concevoir le module de service, Airbus va s’inspirer des performances et de la fiabilité de l’ATV, l’engin spatial « cargo » utilisé pour ravitailler automatique la Station spatiale internationale (ISS).

« Le module de service est un élément clé du véhicule Orion », explique Kirk Shireman, directeur adjoint de la NASA. Il sera essentiellement assemblé à Brême (Allemagne), avec des composants qui proviendront de toute l’Europe. On sait déjà que le propulseur principal sera assuré par un ancien moteur de la navette spatiale.

Malgré la signature de ce contrat de 390 millions, les États-Unis ne paieront en réalité rien vu qu’il s’agira d’un troc. En contrepartie, les frais pour l’ISS seront revus à la baisse à partir de 2018 alors même que l’Europe espère bien que la station orbitale va encore durer de nombreuses années.

Alors que le premier vol de la capsule Orion sera non habité, pour la fin 2017, Thomas Reiter, directeur des vols habités de l’ESA, espère bien que « un astronaute européen, un homme ou une femme, soit à bord de la capsule Orion dans le courant de la prochaine décennie », ajoutant que « Je ne pense pas que c’est trop exagéré de croire que nous aurons des occasions de vol ».
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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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