CERN : le LHC confirme l’existence du pentaquark

L’existence des pentaquarks était soupçonnée, mais jusqu’à présent jamais vérifiée par les scientifiques. Le LHC confirme son existence.

« Le pentaquark n’est pas n’importe quelle nouvelle particule. Il est composé de quarks, à savoir les constituants fondamentaux des protons et des neutrons, assemblés selon une configuration qui, en plus de cinquante ans de recherches expérimentales, n’avait encore jamais été observée », », explique Guy Wilkinson, le porte-parole du LHCb, l’une des quatre grandes expériences du CERN.

En fait, il a plusieurs fois été supposé que cette particule avait été observée, avant que cela s’avère à chaque fois une erreur d’interprétation. Cette fois, les chercheurs du CERN sont convaincus que le pentaquark existe bel et bien.

« On a une analyse en cinq dimensions, très difficile à vous décrire, mais qui nous permet d’avoir une grande confiance dans notre trouvaille », explique Patrick Koppenburg, coordinateur de physique de l’expérience LHCb.

« L’étude des propriétés du pentaquark pourrait nous permettre de mieux comprendre comment est constituée la matière ordinaire, c’est-à-dire les protons et les neutrons dont nous sommes tous composés », explique Guy Wilkinson.

Il précise qu’il ne s’agit pas d’une découverte « aussi importante que celle du boson de Higgs, ce chaînon manquant du Modèle standard de la physique ». « Ce n’est pas ça qui va donner des indications sur la formation de l’univers », souligne Patrick Koppenburg, en ajoutant que ce sera « un outil qui va permettre d’affiner les calculs ».

Alors que les expériences viennent à peine de reprendre après deux ans d’arrêt du LHC pour de la maintenance et des réparations, l’accélérateur de particules du CERN en version 2.0 semble tenir toutes ses promesses avec déjà la découverte des pentaquarks.

En fait, cette découverte des pentaquarks ne découle pas de l’analysée de nouvelles données, mais de données obtenues avant la pause du LHC de deux ans. « Ces analyses sont extrêmement compliquées et prennent beaucoup de temps », fait remarquer Patrick Koppenburg. Il précise que les découvertes « extraordinaires » avec le LHC nouvelle version ne devraient pas intervenir avant l’année prochaine.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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