CES 2015 : la France veut « cacher » la technologie des objets connectés

La France est très présente au CES 2015, une présence qui dénote une volonté de « cacher » la technologie des objets connectés pour la rendre plus attractive.

Des start-ups françaises sont très présentes au salon CES 2015 de Las Vegas, particulièrement dans les objets connectés. Que cela soit des brosses à dents, des portes-biberon, des patins à roulettes, des réfrigérateurs ou des machines à café, tout semble désormais connectable. Ce n’est pas pour rien que Cisco estime qu’il y aura 50 milliards d’objets connectés dans le monde d’ici 2020, soit 25 dois plus que le nombre actuel de smartphones en utilisation.

À la différence de la concurrence, les entreprises françaises apportent une French Touch à ce marché des objets connectés, comme l’explique Eric Carrel, président et co-fondateur de la société parisienne Withings. « À terme, les objets seront tous connectés, mais on n’y pensera même plus, comme vous n’imaginez pas que votre PC ne soit pas connecté ». Antoine Ormières de la société Cityzen Science, basée à Paris et spécialisée dans les textiles connectés, ajoute : « Le problème de beaucoup d’objets connectés « qui se rajoutent au quotidien » est qu’on s’en lasse après quelques mois et qu’ils deviennent de l’ordre du gadget […] L’intégration et le fait de cacher la technologie vont permettre leur acceptation ».

Et c’est quelque part ça la French Touch « cacher » la technologie, comme Withings qui présente une montre Activité qui ressemble à s’y méprendre à une montre normale, avec son écran rond et son premier cadran à aiguille qui donne l’heure, ou Cityzen Science qui présente un T-shirt pour courir et un cuissard de vélo qui se lavent normalement en machine à 40 degrés. Aussi normaux que soient ces objets, ils sont pourtant connectés.

À ce premier aspect, Christian Kravanja, cofondateur de la start-up Connected cycle, ajoute que les objets connectés doivent aussi séduire en répondant à un vrai besoin des utilisateurs. C’est avec cette idée en tête que sa start-up a conçu une pédale de vélo connectée qui permet de le localiser, notamment en cas de vol.

Karim Oumnia, patron-fondateur de Glagla International, surenchérit en ajoutant : « Connecter doit être un moyen pour améliorer le produit […] pour répondre à des problématiques et pas pour faire des gadgets ».

La vision française des objets connectés peut sembler étrange de prime abord alors que tout le monde tente d’étaler sa technologie, mais, en y réfléchissant, elle semble parfaitement cohérente aux sentiments qu’ont les utilisateurs.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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