CES 2015 : les gadgets qui promettent une vie plus saine

La santé était omniprésente au CES 2015. Voici un petit tour d’horizon des gadgets qui promettent une vie plus saine.

« Il n’y a jamais eu ici autant d’accessoires prêt-à-porter électroniques pour la santé », relève Stephen Baker, analyste du cabinet NPD. « Il y a des tas de petites entreprises qui essayent de se faire une place sur un marché qui explose ». Ce constat démontre une véritable tendance : l’arrivée de gadgets qui promettent une vie plus saine.

Parmi les innombrables objets liés à la santé présentés lors du récent CES de Las Vegas, voici un petit tour d’horizon des gadgets qui peuvent s’avérer intéressants.
Alors que de nombreux bracelets proposent de mesurer son activité, son sommeil, et même son humeur, Inbody se démarque en allant jusqu’à quantifier la masse graisseuse de son utilisateur. Ce bracelet doit être commercialisé en mars au tarif de 180 dollars.

Dans le but de réduire le stress, des sociétés telles que la Californienne Neurosky ou la Française Melomind proposent des solutions pour mesurer l’activité cérébrale.

Sur la base de capteurs sur la poitrine et le dos de l’utilisateur, le coach numérique de l’entreprise suisse Valedo Therapy vous propose des exercices thérapeutiques par le biais de votre iPhone ou iPad pour préserver votre dos. « Il y a un aspect médical et un aspect ludique », déclare Robert MacKenzie de Valedo, pour expliquer que les exercices sont synchronisés avec des jeux vidéo spécialement conçus pour faire des exercices.

Dans le but d’aider les enfants en milieu médical à surmonter la douleur et la peur associées à des traitements, du simple vaccin à la chimiothérapie, le canadien RxRobots a présenté de petits robots humanoïdes baptisés MEDi. Les logiciels embarqués par les robots, déjà utilisés dans des hôpitaux au Canada, sont conçus avec l’aide d’un psychologue pour enfants et intègrent la reconnaissance de la voix et du visage. « MEDi est conçu non seulement pour distraire l’enfant, mais aussi pour lui apprendre des mécanismes de contrôle lui donnant une certaine maîtrise de son environnement », explique l’anesthésiste Gerald Bushman, d’un hôpital pour enfants de Los Angeles.

ThermoFlash, présenté par la société française Visiomed, est un thermomètre sans contact qu’il suffit de pointer vers la tempe d’une personne pour mesurer sa température. Il est notamment utilisé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’OTAN dans la lutte contre Ebola. Une version grand public a été lancée lors du CES, elle se synchronise avec des applications pour smartphone qui conseillent des mesures à prendre et ce qu’il faut dire aux médecins en cas d’urgence.

Si des appareils de santé étaient présentés au CES, leur utilisation était également au centre de l’attention alors que les analystes considèrent par exemple que les bracelets de fitness et autres appareils mesurant le sommeil, les pas ou autres sont généralement vite abandonnés. « Connaître la température, le nombre de pas, ou si on a bien dormi, c’est la partie facile. Mais comment injecte-t-on cette technologie dans le système de soin […] pour prédire les problèmes et les traiter de manière précoce », s’interroge Frank Gillett, un analyste du cabinet de recherche Forrester.

« Entre les mains d’un médecin ou d’une institution médicale, ce type de données a une valeur énorme; ils peuvent surveiller les évolutions et les remettre en contexte avec des dossiers médicaux », remarque Pedro Vecchi chez Neurosky.

De fait, « comment convaincre d’adopter la technologie » était aussi un thème du CES avec des pistes telles que pouvoir lancer des traitements plus tôt ou réduire les cotisations.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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