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Climat : où en est la révolution énergétique prônée par le GIEC ?

Changements climatiques : le GIEC appelle les gouvernements à agir

Le dernier rapport du GIEC est sans ambages, les gouvernements sont pressés d’agir pour pouvoir espérer limiter le réchauffement de la planète à 2 °C avant la fin du siècle.

Selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publié ce dimanche 13 avril, les gouvernements doivent sans tarder amorcer une véritable révolution pour pouvoir espérer limiter le réchauffement de la planète à 2 °C avant la fin du siècle.

Si les conclusions de ce rapport prônent l’utilisation des énergies peu carbonée telles que les renouvelables et le nucléaire, cette simple évocation provoque déjà la colère de tous les écologistes anti-nucléaires. Pourtant, les chiffres sont là, il faudra tripler, voir quadrupler la production de ces énergies d’ici à 2050 !

Par ailleurs, le rapport s’interroge aussi sur le développement de techniques de captage et de stockage du CO2.

Hormis d’apporter une nouvelle pierre au débat sur le nucléaire, la véritable question posée par ce rapport est de savoir si les Etats sont prêts à entreprendre les efforts nécessaires pour respecter les engagements pris en matière de préservation des changements climatiques.

À l’instar de la Chine qui a installé pour 11 GW de panneaux solaires l’année dernière, et pour 14 GW d’éoliennes, des efforts ont entrepris à l’échelle mondiale au point que la contribution des énergies renouvelables, hors hydraulique, a doublé lors des cinq dernières années.

Si des efforts sont donc consentis dans la réduction des émissions de CO2, les projets pour sa récupération sont loin d’avancer comme prévu. Alors que l’idée d’enfouir ce gaz sous terre pour des millénaires avait été proposée en 2005 déjà, seulement une vingtaine de démonstrations sont aujourd’hui opérationnelles, sont seulement huit de taille industrielle : cinq aux États-Unis, deux en Norvège et un en Algérie.

Il est vrai que cette technologie est très onéreuse en nécessitant un investissement de plusieurs centaines de millions d’euros, ce qui explique la lenteur de l’Europe où le premier site, à Hontomin dans le nord de l’Espagne, devrait prochainement voir le jour alors que Bruxelles avait pourtant décidé de subventionner six projets dans six pays différents !

De fait, est c’est bien ce que le rapport soulève, est-ce que les volontés gouvernementales sont réellement là ?

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