Les « chats bots », l’intelligence artificielle à l’assaut des messageries mobiles

Mark Zuckerberg veut accélérer l’intégration de Facebook dans le monde du e-commerce grâce à ces robots de la conversation. Trouver les bons services et les acheter deviendraient possible par une conversation Messenger simplement.

Chats bots : les bots de la conversation

Les « chats bots » font partie de la grande famille des bots qui font référence aux logiciels informatiques qui remplacent les humains derrière l’écran de plus en plus sur le web. On connait Siri, Google Now, Cortana ou encore Amazon Echo. Les chats bots sont différents de ces assistants virtuels. Ils simulent l’humain de manière plus spécifique : la conversation sur les réseaux sociaux. C’est donc un agent virtuel qui vous fait la conversation et vous lie à différentes marques.

Tout gérer à partir de la messagerie mobile

Viser les messageries mobiles semble naturel puisque plus de 1,4 milliard de consommateurs ont utilisé une application de ce type l’an dernier, selon eMarketer. C’est donc tout autant de clients potentiels et facilement accessibles pour les entreprises qui seraient tentées par les services de relais des chats bots. D’autant plus que la communication par messagerie mobile est presque plus naturelle que la conversation « réelle » aujourd’hui.

Ces « agents conversationnels » se retrouveront sur un terrain prêt à les accueillir puisque les consommateurs ont de plus en plus tendance à se faire livrer produits et services (des chaussures dégotées à prix cassé, au billet d’avion en passant par les nouveaux services de taxi tels Uber). Des transactions simples et en phase avec l’ère de l’hyperrapidité dans laquelle nous vivons.

Moins d’applications à gérer

Autre tendance qu’exploiteraient les chats bots : la réduction du nombre d’applications utilisées. Les utilisateurs de smartphones passeraient plus de 80% de leur temps sur 5 applications selon David Marcus, vice-président chargé des messageries chez Facebook. L’activité virtuelle est ainsi centralisée, plus besoin de retélécharger, se réinscrire ou redonner ses mots de passe. Les messageries pourraient ainsi dominer encore plus les applications utilisées, d’autant plus qu’un bot développé pour une plateforme est valable pour toutes les autres (iOS, Android ou tout site internet).

Du côté des réseaux sociaux, cela renforcerait leur monopole du temps que les consommateurs passent sur leur mobile.

« M » n’est pas encore au point

Le bot M de Facebook reste toutefois au stade de l’essai. Ses conversations sont encore limitées et leur formatage est loin de l’aisance humaine. La sécurité des transactions gérées par ces robots du chat doit également être renforcée avant leur déploiement plus intensif, qu’il s’agisse de la confidentialité des données ou le risque de dérapage. Microsoft a ainsi bloqué son bot expérimental « Tay » qui s’est perverti sur Tweeter en apprenant des insultes racistes.

Des chats bots asiatiques opérationnels, mais M vise un marché beaucoup plus grand

Au niveau international, l’Asie est plus en avance comme le démontre le partenariat de WeChat ou Line avec plusieurs enseignes grâce à des chats bots justement. Par ailleurs, la messagerie Kik qui domine le marché canadien intègre un « bot store ».

Un bot opérant sur la messagerie Facebook porterait cette ère des chats bots à un autre niveau vu le nombre d’utilisateurs de Messenger : plus de 900 millions d’utilisateurs dans le Monde.

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Avec des parents scientifiques, j'ai été bercée depuis mon plus jeune âge dans domaines de compétence qui me dépassaient complètement. Bien qu'ayant choisi une carrière de journaliste, je me suis naturellement toujours retrouvée à parler de ce genre de sujets. Les thèmes qui me passionnent le plus ? La physique par mon père, la biologie pas ma mère. Mais je l'avoue, je suis loin d'être aussi compétente qu'eux. Après avoir roulé ma bosse en travaillant pour diverses publications, je me suis retrouvée à écrire pour des sites internet. Je trouve que cette approche du journalisme colle plus à l'ère du temps.

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