Des chercheurs arrivent à capturer des neutrinos solaires

Alors que la théorie sur l’existence des neutrinos date de la fin des années 30, il aura fallu attendre la fin des années 60 pour les détecter et seulement aujourd’hui pour pouvoir les mesurer.

Les réactions thermonucléaires du soleil génèrent la lumière et la chaleur que l’on connait tous mais émet également d’autres particules : les neutrinos. La théorie sur l’existence de ces neutrinos remonte à la fin des années 30. Il aura fallu attendre la fin des années 60 pour les détecter et seulement aujourd’hui pour pouvoir les mesurer.

Capable de traverser la matière sans effort, ces particules sont particulièrement difficiles à capter. Comme l’explique l’article publié dans la revue Nature, il aura fallu que les scientifiques réalisent un gigantesque détecteur sous le massif des Abruzzes pour pouvoir enfin mesurer ces neutrinos.

Dans le cadre de l’expérience internationale Borexino, un détecteur composé d’une sphère en Nylon contenant 300 tonnes de liquide scintillant, emprisonné dans des barrières de protection et détecteurs de lumière, le tout cloitré dans une enceinte de 20 mètres de diamètre sous plus d’un kilomètre de roche dans le laboratoire de Gran Sasso.

C’est grâce à ce dispositif que les chercheurs ont trouvé un flux de neutrinos en accord avec la théorie avec une marge d’erreur de 10 %, ce qui correspond à la détection d’environ 150 neutrinos par jour pendant 500 jours.

Pour véritablement vérifier la théorie, il faudra que la précision du capteur s’améliore jusqu’à une tolérance de 1%, une précision que le projet Borexino ne pourra pas atteindre en l’état, car il faudrait pouvoir détecter d’autres neutrinos, plus difficiles à isoler.

Des scientifiques observent l'âme du Soleil
Des scientifiques observent l’âme du Soleil

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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