Cloud : les entreprises françaises trainent les pieds

Malgré le fait que le chiffre d’affaire du marché du cloud est en net progression en France, l’adoption de l’informatique dématérialisée par les entreprises françaises est loin de suivre le même rythme.

Selon le dernier baromètre réalisé par Pierre Audoin Consultants, les entreprises françaises peinent à adopter des solutions SaaS, IaaS et PaaS malgré le fait que le chiffre d’affaire du marché du cloud est en net progression en France. C’est ainsi que seulement 29% des entreprises exploitent actuellement des services du cloud, soit 4% de plus qu’il y a une année.

La situation est d’autant plus surprenante que les dépenses des entreprises françaises en matière d’informatique dématérialisée ne cesse de croitre avec le marché du cloud public a dépassé le cap du milliard d’euros d’investissements en début d’année.

Fait également intéressant, le marché du cloud en France génère aussi un volume important de prestations de services, au niveau du conseil et du déploiement notamment, une activité qui est estimée à 1,2 milliard d’euros pour 2013.

La différence entre exploitation et investissement s’explique avant tout par le fait que les entreprises qui se sont lancées dans le cloud continuent à investir.

Au niveau des solutions, les entreprises français optent à 48% pour du SaaS, à 29% pour l’IaaS et à 5% pour le PaaS. Facile et rapide à mettre en œuvre, typiquement pour la messagerie, les applications bureautiques et la collaboration en ligne, le SaaS est la solution privilégiée.

Par ailleurs, le dernier baromètre de Pierre Audoin Consultants révèle que les entreprises qui ne font pas le pas vers le cloud craignent avant tout des problèmes de sécurité alors même que les fournisseurs de services cloud se protègent nettement plus qu’aucune entreprise utilisatrice. Il est vrai que les attaques et les affaires d’espionnage ne font pas bonne publicité à la dématérialisation.

Ce scepticisme face au cloud n’empêche pourtant pas les entreprises de penser que cette technologie pet apporter un gain de flexibilité, réduire les coûts et diminuer le développement de produits-solutions-démarches innovants. Un bémol est que le cloud réduit bel et bien les coûts en matière de serveurs, mais pas au niveau des licences, d’utilisation pour un service, souvent tout aussi onéreux.

De fait, globalement, les entreprises françaises possèdent encore de sérieux doutes au sujet du cloud, même si certains arguments leur parlent. Elles sont demandeuses, mais en connaissance de cause, ce qui n’est pas forcément entièrement le cas actuellement.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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