La comète 67P/Churyumov-Gerasimenko ne ressemble pas tant que ça à un canard

Par analogie à la forme des petits canards jaunes que l’on utilise dans nos baignoires, on compare souvent la forme de comète 67P/Churyumov-Gerasimenko à celle d’un canard. En réalité, sa noirceur devrait plus faire penser à un cygne noir. La comète 67P/Churyumov-Gerasimenko ne ressemble pas tant que ça à un canard

À l’instar de toutes les comètes, la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko est vraisemblablement composée de glace, donc devrait être brillante. Dans la réalité, la couche de résidus qui la recouvre la rend tellement noire qu’elle est pratiquement invisible à l’œil nu, c’est en tout cas la théorie qui prévaut actuellement vu que personne ne sait, de manière certaine, de quoi est faite une comète. Tout le monde attendant impatiemment les réponses que Philae devrait prochainement pouvoir donner.

En effet, la réflectivité d’une comète, aussi appelée albédo, n’est que de 4 à 6% alors que, comparativement, celle de la Terre est de 30 à 35 %. De fait, vue de l’espace, notre planète est parfaitement visible alors que ce n’est pas le cas d’une comète.

Dès lors, comment est-ce que l’Agence spatiale européenne (ESA) peut-elle fournir des clichés où tout semble aussi clair que sur la pleine Lune ? La réponse est que ce sont les ordinateurs qui analysent chaque pixel pour lui redonner une couleur visible à l’œil nu alors que la couleur de sa surface s’apparente à celle d’un morceau de charbon.

De fait, à cause de cette interprétation des nuances de noir, personne n’est véritablement sûr et certain du site d’atterrissage du module Philae. Sera-t-il aussi plat qu’estimé ? C’est ce que confie le Dr Stephen Lowry, de l’Université de Kent, « Les causes des variations d’albédo peuvent aller de la topographie des variations de surface aux variations de composition », ce qui signifie qu’un relief n’est pas forcément un relief !

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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