Conquête de Mars : demi-échec pour la NASA

En vue de tester des technologies pour faire atterrir en douceur des charges lourdes sur Mars, NASA a procédé à l’envoi d’un ballon « soucoupe-volante » le weekend dernier. Malheureusement, le test de ce LDSD a été un demi-échec.

C’est samedi, à 14h40, que la NASA a lâché un énorme ballon gonflé à l’hélium de l’île hawaïenne de Kauai. C’est à son bord que le Low-Density Supersonic Decelerator (LDSD) a été monté à une altitude de 36 600 mètres en deux heures et demie d’ascension.

Largué à cette altitude, le moteur-fusée du LDSD s’est allumé pour l’amener à 54 900 mètres d’altitude à une vitesse de 3,8 fois la vitesse du son (4 651 km/h). C’est ensuite grâce au Supersonic Inflatable Aerodynamic Decelerator (SIAD), un ralentisseur supersonique aérodynamique gonflable en forme de soucoupe volante que l’engin a été freiné jusqu’à une vitesse d’environ 3 060 km/h. Si tout s’était passé sans anicroche jusque-là, c’est au moment de déploiement du parachute de 34 mètres de diamètre que le test a mal tourné.

Le parachute s’est pourtant bel et bien déployé, mais ne sait pas complètement ouvert, ce qui a empêché l’amerrissage en douceur du LDSD. Malgré ce demi-échec, la NASA se déclare très satisfaite de ce test qui a couté la bagatelle de 150 millions de dollars.

Alors que deux autres tests sont déjà prévus, le prochain en été 2015, la NASA annonce vouloir analyser les données pour comprendre le dysfonctionnement du parachute supersonique.

Il faut préciser que le projet du LDSD vise simplement à trouver des alternatives pour freiner ses atterrisseurs alors que des charges très lourdes devront être déposées sur Mars le jour de son exploration.

Représentation du ballon envoyé dans l'atmosphère grâce à une «soucoupe».
Représentation du ballon envoyé dans l’atmosphère grâce à une «soucoupe».

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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