CORAL, explorateur de l’écosystème corallien

Le nouveau projet de la NASA a comme objet un composant bien terrestre et non spatial : le corail. À partir de la semaine prochaine, son laboratoire aéroporté dénommé CORAL (Coral Reef Airborne Laboratory) va subir des tests d’opérationnalité au large d’Oahu à Hawaii. Par la suite, il démarrera sa mission qui durera un an et qui couvrira les récifs coralliens du Pacifique, entre Hawaii et l’Australie.

Le corail, composant crucial de la biodiversité marine

Le corail fascine par ses mille couleurs et ses colonies, tapis arc-en-ciel. Il est surtout vital pour la biodiversité marine puisqu’il représente aussi bien un refuge qu’une source de nourriture pour bien des habitants des profondeurs des océans et des mers, et ce depuis plus de 200 à 250 millions d’années ! La plupart des récifs coralliens se trouvent dans les eaux tropicales et subtropicales peu profondes. Toutefois, ils peuvent également élire domicile dans des profondeurs dépassant les 6000 mètres et des récifs ont même été découverts dans l’eau boueuse de l’embouchure de l’Amazone.

CORAL va explorer les écosystèmes que sont les récifs coralliens

Malheureusement, ce joyau des profondeurs est en grave danger à cause du changement climatique et de l’activité humaine. Si les risques sont sûrs, les causes et les effets exacts sont méconnus puisque seule une petite fraction des récifs a été observée de près, par des plongeurs ou des scientifiques. Ces derniers ont une connaissance assez large concernant les polypes coralliens, individuellement et dans leurs colonies, ils en savent peu sur l’écosystème formé par les regroupements de ces dernières. En d’autres mots, ce qui représente encore un mystère c’est l’interaction entre les différentes parties des récifs. C’est ici qu’apparait l’originalité de CORAL.

CORAL aura une vue globale à partir du ciel

Ce projet de la NASA repose sur un nouvel instrument d’observation qui a été construit de manière à cibler les environnements côtiers. Le spectromètre portable PRISM (Portable Remote Imaging SpectroMeter) peut couvrir une zone de moins de 4 m – grâce à sa perche aéroportée. C’est une technologie moins coûteuse, qui permet d’analyser de plus grandes surfaces que la plongée sous-marine. Cette dernière était la seule méthode utilisée pour étudier les coraux jusqu’à la conception de CORAL. Le projet Tara, par exemple, qui compte également sillonner des zones coralliennes qui n’ont pas encore été explorées, s’appuiera sur ses plongeurs-chercheurs. Quant à CORAL, il permet d’avoir de larges vues à partir du ciel (jusqu’à 8 km au-dessus de l’océan) et est tout aussi capable de plonger.

Les composants des récifs et leurs interactions

CORAL ambitionne donc de donner une vue globale sur les composants chimiques, biologiques et physiques des récifs coralliens. Et cela ne se limitera pas au corail, dans son état de polype et de colonie. L’idée est d’étudier tous les ingrédients de l’écosystème du corail, qu’il s’agisse d’êtres vivants, tels que les poissons, les vers, les invertébrés, les algues, etc., ou d’éléments non vivants comme le sable, la lumière du Soleil et l’eau. Cette étude dépassera les analyses et explorations qui se sont intéressées à cet animal marin fascinant de manière fragmentaire jusqu’à maintenant. Une collecte inédite de données qui permettra de répondre à plusieurs questions en suspens sur la résilience réelle du corail face aux dangers environnementaux et sur son évolution qui accompagne le changement de son contexte.

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Avec des parents scientifiques, j’ai été bercée depuis mon plus jeune âge dans domaines de compétence qui me dépassaient complètement. Bien qu’ayant choisi une carrière de journaliste, je me suis naturellement toujours retrouvée à parler de ce genre de sujets. Les thèmes qui me passionnent le plus ? La physique par mon père, la biologie pas ma mère. Mais je l’avoue, je suis loin d’être aussi compétente qu’eux.

Après avoir roulé ma bosse en travaillant pour diverses publications, je me suis retrouvée à écrire pour des sites internet. Je trouve que cette approche du journalisme colle plus à l’ère du temps.

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