Corée : une application contre la barrière linguistique

En sept décennies de séparation quasi totale, la langue coréenne commune a évolué de manière totalement différente au Nord et au Sud. Une application vise à vaincre cet obstacle.

À une époque, le Coréen était une langue qui était aussi bien parlée au Nord qu’au Sud. Mais après sept décennies de séparation quasi totale, la langue commune a évolué d’une manière totalement différente des deux côtés de la frontière. Le problème linguistique se pose surtout pour les réfugiés originaires de Corée du Nord lorsqu’ils arrivent en Corée du Sud.

Les deux Corées partagent le même système d’écriture, le Hangeul, un alphabet phonétique créé au XVe siècle pour remplacer les caractères chinois. Par contre, une simple crème glacée ce dit « hangeul » au Sud et « oh-reum-boseung-yi » au Nord, alors que les Coréens du sud utilisent aussi le terme « Ah-ee-sir-ker-rim » dérivé de l’anglais « ice-cream ».

Face à cette situation linguistique compliquée, l’application Univoca, développée par Cheil Wordwide, propose une traduction pour 3 600 mots sud-coréens importants, extraits aussi bien des livres scolaires que de l’argot de la rue. Il s’agit d’une application gratuite.

Preuve que le besoin est réel, l’application a déjà été téléchargée plus de 1 500 fois depuis son lancement à la mi-mars.

« Nous voulions venir en aide aux gens marginalisés qui souffrent de problèmes de communication et nous nous sommes rendu compte que les jeunes réfugiés nord-coréens avaient ce gros problème de langue à l’école », explique Choi Jae-Yong, directeur du projet chez Cheil Wordwide. « Pour les adolescents nord-coréens, qui sont les plus sensibles aux différences culturelles, la question linguistique est la priorité numéro un à résoudre en arrivant en Corée du Sud ».

Selon le ministère sud-coréen de l’Éducation, le nombre d’élèves nord-coréens est passé de 966 en 2008 à 2 183 en 2014.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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