Pas de 5e atterrissage successif pour le lanceur de SpaceX

Après quatre réussites consécutives, il semblait évident que SpaceX possédait désormais la maitrise de l’atterrissage du premier étage de son lanceur Falcon 9. L’échec de mercredi le débat de la réutilisabilité.

C’est ce mercredi, à partir de Cap Canaveral en Floride, que SpaceX a procédé à son sixième lancement de l’année. C’est à 14 h 29 GMT que le lanceur Falcon 9 de la société américaine a décollé. Comme prévu, la mise en orbite d’un satellite pour la firme française Eutelsat et un autre pour l’entreprise ABS basée aux Bermudes s’est déroulée sans la moindre anicroche.

Par contre, comme l’a montré en direct la chaîne de SpaceX, l’atterrissage du premier étage ne s’est pas fait en douceur comme les précédentes fois. Au moment de se poser sur la barge positionnée au milieu de l’océan Atlantique, l’engin de 70 mètres de haut s’est apparemment brisé avant de s’embraser sur la plateforme flottante.

C’est en qualifiant cet atterrissage de « RUD » (Rapid Unscheduled Disassembly), un terme aéronautique qui désigne la destruction de l’engin, qu’Elon Musk a réagi sur Twitter en confirmant l’échec de l’atterrissage. Le patron de SpaceX communiquera certainement la raison de cet échec dès qu’il la connaitra. D’ici là, on peut se poser la question de la réutilisabilité.

Une remise en cause de la réutilisabilité ?

Les quatre atterrissages réussis successifs ont laissé croire que SpaceX possédait la maitrise de cette délicate phase de récupération de son lanceur. Cet échec remet en cause cette maitrise. En fait, elle pourrait remettre en cause toute l’idée de réutilisabilité des lanceurs.

Pour que cela soit véritablement rentable pour une entreprise, il faut que la maitrise des couts soit parfaitement maitrisée. Pour cela, il est nécessaire de réussir chaque fois l’atterrissage. Un bilan de quatre réussites pour un échec pour les cinq dernières tentatives est tout de même positif. Mais en y réfléchissant de plus près, cela fait tout de même 20 % de « déchet », ce qui est énorme pour parler de maitrise.

Après, il faut aussi se poser la question de savoir si les étages récupérés sont véritablement fiables. Mais ça, c’est une autre question…

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

1 COMMENTAIRE

  1. je site « Pour que cela soit véritablement rentable pour une entreprise, il faut que la maitrise des couts soit parfaitement maitrisée. Pour cela, il est nécessaire de réussir chaque fois l’atterrissage. »

    et bien cela fait 80 de réutilisé, stop a l’anti Space-X
    Ariane, NASA, et autre c’est 100% de perte
    Sanas compté que les satellites, c’est différent quand Ariane pulvérise 3 satellites, que le lanceur Titan explose avec une sonde martienne et par respect je ne parlerai pas de Chalanger

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