Décès d’Imre Kertész, le premier écrivain hongrois à être prix Nobel de littérature

En 1944, alors que l’Europe commençait à être libérée du joug des nazis, le jeune Imre Kertész s’est retrouvé déporté à Auschwitz-Birkenau. C’est en tant que survivant du nazisme qu’il est libéré de Zeitz, près de Buchenwald, en 1945. Il se retrouve seul, sans famille.

Il commence par exercer en tant que journaliste dans son pays, la Hongrie. Plus tard, après deux ans dans l’armée, il devient écrivain indépendant. Il écrit aussi bien des comédies musicales que des spectacles de théâtre, et traduit en hongrois des livres en allemand (Nietzsche, Freud, Elias Canetti, Schnitzler …).

Son premier roman « Être sans destin » sort dans l’indifférence en 1975. On découvre la guerre vue au travers des yeux d’un adolescent. C’est tout simplement bouleversant. Cela dénote surtout que la vie d’Imre Kertész a été hantée par le souvenir des camps nazis.

Il enchaine avec « Le refus » (1988), « Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas » (1990), ou encore « Un autre, chronique d’une métamorphose » (1995). C’est lorsque ses livres sont traduits et diffusés à l’étranger que sa notoriété commence à grandir.

C’est en 2002 que les projecteurs se braquent sur lui, lorsqu’il reçoit le prix Nobel de littérature pour « une œuvre qui dresse l’expérience fragile de l’individu contre l’arbitraire barbare de l’histoire ». Il devient ainsi le premier écrivain hongrois à être récompensé du prix Nobel de littérature.

Il continue d’écrire. Il publie « Liquidation » (2004) ou encore « L’Holocauste comme culture » en 2009, et traduit « Journal de galère (1961-1991) » en 2010. « Quand je pense à un roman, je pense toujours à Auschwitz. Même quand je parle de quelque chose de tout à fait différent, je parle d’Auschwitz. Je suis un médium pour l’esprit d’Auschwitz. Auschwitz parle à travers moi. Tout le reste me semble stupide à côté de ça », raconte Imre Kertész.

C’est ce jeudi, à l’âge de 86 ans, qu’Imre Kertész est mort à l’aube à son domicile de Budapest des suites d’une longue maladie. Il laisse derrière lui une œuvre profondément marquée par l’Holocauste.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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