Dernière ligne droite avant le décollage de la mission OSIRIS-REx

La mission OSIRIS-REx est à quelques heures de son décollage. C’est dans la nuit de jeudi à vendredi que la NASA doit la faire décoller de Cap Canaveral.

Le moment est crucial pour la mission OSIRIS-REx. C’est dans quelques heures, depuis la base de Cap Canaveral en Floride, que la NASA va faire décoller sa sonde. Il s’agit de la dernière ligne droite avant le moment décisif qu’est le lancement.

Si le lancement de la mission OSIRIS-REx (Origins-Spectral Interpretation-Ressource Identification-Security-Regolith Explorer) est si important, c’est parce que les objectifs de la mission sont particulièrement ambitieux. Une facette de la mission va être de modéliser en 3D l’astéroïde Bennu dans le but d’étudier l’influence de l’effet Yarkovsky sur la trajectoire du corps céleste afin de mieux anticiper une éventuelle collision avec la Terre. Une autre facette de sa mission va être de prélever des échantillons du sol de l’astéroïde.

Le plus intéressant dans la mission OSIRIS-REx est que son but sera aussi de ramener sur Terre des échantillons du sol de l’astéroïde Bennu avec l’espoir de pouvoir plus en apprendre sur les origines de la vie sur notre planète. « Nous nous rendons vers l’astéroïde Bennu parce qu’il représente une poche de temps correspondant aux premières phases de formation du système solaire, lorsque notre système planétaire était encore réduit à l’état de poussière cosmique, dans un disque d’accrétion tournant autour de notre protoétoile », a expliqué Dante Lauretta, de l’Université d’Arizona.

De la patience avant le retour d’OSIRIS-REx

Si c’est dans la nuit de jeudi à vendredi que la NASA va faire décoller la mission OSIRIS-REx, ce n’est pas demain que les scientifiques pourront étudier les échantillons prélevés sur Bennu. Pour autant que tout se passe bien, ce n’est pas avant 2023 que le retour de la sonde est prévu. Pour leurs analyses, les poussières prélevées seront alors réparties entre les différents partenaires de la mission.

Il est à noter que la NASA a une autre mission en préparation qui doit aller prélever des échantillons dans l’espace avant de revenir sur Terre. Il s’agit du projet Asteroid Redirect Mission (ARM), une mission tout aussi ambitieuse qu’OSIRIS-REx. Son but sera de ramener carrément un bloc en le tractant jusqu’à une orbite lunaire.

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Véritable touche à tout qui traine déjà derrière lui un long parcours professionnels dans le monde de la technologie, j'ai un jour décidé de me réorienter vers le journalisme par goût pour l'information et l'actualité. De fil en aiguille, j'ai été amené à écrire pour linformatique.org. Que cela soit la miniaturisation, les innovations ou l'amélioration des performances, ce qui concerne le progrès m'intéresse. Comprendre les choses, comme la création de l'univers, ce qui s'est passé au néolithique, ce qui compose une comète ou l'impact du génome sur une maladie sont très motivant pour moi en raison de l'impact de ces découvertes sur notre passé, notre présent et notre futur.

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