Des cellules souches au service de la thérapie cardiaque

Est-ce que l’avenir de la thérapie cardiaque passera par les cellules souches ? C’est l’espoir suscité par une greffe réalisée à partir de cellules souches embryonnaires.

C’est le 21 octobre 2014 que l’équipe du professeur Philippe Menasché du service de chirurgie cardiovasculaire de l’hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP, Paris) a greffé des cellules souches chez une patiente âgée de 68 ans qui souffrait d’insuffisance cardiaque sévère avec altération nette de sa fonction cardiaque à la suite d’un ancien infarctus. L’intervention ciblait la partie du cœur touchée et a été couplée par un pontage coronarien.

Aujourd’hui, l’état de santé de la patiente s’est nettement amélioré, ce qui signifie que cette technique marque une grande avancée dans la thérapie cellulaire. Elle est rentrée chez elle et a repris une activité « normale ».

Comme l’a expliqué le professeur Philippe Menasché lors des 25es Journées européennes de la société française de cardiologie, l’utilisation des cellules souches en médecine régénérative se heurte à des différentes difficultés, comme celle de les obtenir, puis de les implanter sans qu’elles fassent courir de risque à l’organisme. Il explique avoir obtenu des jeunes cellules cardiaques à partir des cellules souches embryonnaires qui ont été incorporées dans un gel qui a été posé sous forme de patch sur la zone du cœur de la patiente, rendu inerte par un ancien infarctus.

Alors que cette partie du cœur désormais bouge, il est prématuré d’affirmer que cette amélioration provient de la greffe de cellules ou du pontage. « Nous ne pensons pas que ces cellules vont vivre éternellement et fabriquer du tissu cardiaque », ajoute le Philippe Menasché. « En revanche, il y a des arguments sérieux pour penser qu’elles sécrètent des substances qui peuvent induire une forme de réparation à partir du cœur lui-même », ajoute-t-il.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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