Des chercheurs recréent une patte biologique de rat !

Pouvoir greffer un jour un nouveau membre à un amputé sans risque de rejet, c’est un grand pas dans cette direction que des chercheurs ont réalisé en recréant une patte biologique de rat.

Est-ce qu’il sera un jour possible de pouvoir greffer un membre de remplacement fonctionnel à un amputé, et cela sans risque de rejet ? La médecine n’en est pas encore capable. Pourtant, ce rêve pourrait un jour se concrétiser en raison des progrès qui sont faits.

Dans leur laboratoire de l’hôpital général du Massachusetts (États-Unis), les chercheurs de l’équipe d’Harald Ott sont en effet parvenus, pour la première fois, à fabriquer un membre partiellement fonctionnel. Vu qu’il s’agit de la patte d’un rat, il ne s’agit bien évidemment que d’un premier pas.

Pour recréer une patte biologique de rat, les scientifiques ont utilisé une technique qui n’est pas nouvelle, mais qui est toujours expérimentale. Elle consiste à débarrasser la patte du rat donneur de toutes ces cellules pour ne conserver qu’une matrice dépourvue de marqueurs ADN. Ensuite, ils injectent des cellules portant le patrimoine génétique du rat receveur afin de régénérer le membre.

Concrètement, la technique consiste à prélever le membre d’un animal fraîchement décédé et à le décellulariser en faisant circuler différents détergents dans les veines et les vaisseaux qui l’irriguent. Après une semaine de ce traitement, il ne subsiste plus qu’une sorte de matrice extracellulaire faite de protéines et de calcium. C’est alors qu’il faut recellulariser le membre à l’aide de nouvelles cellules, cultivées en laboratoire à partir de cellules souches.

« La nature composite de nos membres rend leur reconstruction fonctionnelle particulièrement compliquée. Puisqu’ils contiennent à la fois des muscles, des os, des cartilages, des vaisseaux sanguins, des tendons, des ligaments et des nerfs que chacun doit, être reconstruits à partir d’une structure, d’une matrice spécifique », explique Harald Ott pour souligner que la production d’un membre entier n’est pas encore pour tout de suite.

Comme l’explique l’étude récemment publiée dans la revue spécialisée Biomaterials, les chercheurs de l’équipe d’Harald Ott se sont pour le moment focalisés sur les muscles, le système vasculaire et la peau.

Avec cette patte recrée, les scientifiques ont effectué deux tests. Le premier consistait à soumettre la patte à un courant électrique pour vérifier la fonctionnalité musculaire. Ils se sont contractés, preuve qu’ils sont fonctionnels.

Le second test a été de greffer cette patte biosynthétique à un rat amputé. L’expérience a aussi réussi vu que le sang du receveur s’est mis à y circuler, preuve de la fonctionnalité du système vasculaire de la patte.

Mais attention, tout n’est pas parfait. Il manque en effet des os, des cartilages et des nerfs à cette patte.

La prochaine étape sera de reproduire la même expérience, mais sur le bras d’un primate, un animal plus proche de l’homme, afin de prouver que le concept est réellement utilisable. Après, il s’agira d’améliorer la technique pour rendre le membre encore plus fonctionnel.

Si cette technique implique le besoin d’avoir un donneur, son avantage est qu’elle libère la greffe de toute notion de compatibilité génétique.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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