Des médecins greffent des côtes et un sternum imprimés en 3D à un patient

Les processus de concertation, de dessin, de fabrication puis de greffe d’une greffe imprimée en 3D ont été décrits dans un article publié en juin dernier. L’opération a été réalisée le 31 août.

C’est dans l’European Journal of Cardio-Thoracic Surgery, en juin dernier, que les processus de concertation, de dessin, de fabrication puis de greffe d’une greffe imprimée en 3D ont été décrits.

Concrètement, c’est l’hôpital universitaire de Salamanque (Espagne) qui a sollicité l’entreprise Anatomics, spécialisée dans l’innovation médicale, qui a à son tour commandé les éléments à greffer à CSIRO, un laboratoire de Melbourne (Australie) spécialisé dans l’impression 3D.

C’est ainsi que le 31 août, un sternum et une portion de cage thoracique en titane, imprimé en 3D, ont été greffés à un patient âgé de 54 ans souffrant d’un sarcome. Alors qu’une grande partie des côtes de ce patient était rongée par une tumeur, cette intervention lui a certainement sauvé la vie.

Cette opération est une première du genre.

Dans l’article publié, les scientifiques expliquent pourquoi l’ensemble côtes/sternum se prêtait particulièrement à l’impression 3D, notamment en raison de « sa géométrie et sa conception complexes ».

« L’impression en 3D du sternum permet de reconstituer de manière plus précise la forme de celui-ci chez le patient, c’est un procédé intéressant qui permet de personnaliser le dispositif, d’autant qu’aucun corps n’est identique », a expliqué Alex Kingsbury, du laboratoire CSIRO.

Alors que l’impression 3D est en passe de révolutionner de nombreux domaines, la chirurgie pourrait également être un domaine que l’impression 3D pourrait révolutionner.

Il est bon de préciser que le succès de ce processus dépendra aussi de la survie du patient, ou du moins que sa santé ne se dégrade pas sur le long terme.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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