Des spermatozoïdes in vitro pour aider les hommes souffrant d’infertilité

Les hommes souffrant d’infertilité pourront aussi avoir des enfants grâce à la création de spermatozoïdes in vitro.

La spermatogenèse, le processus de fabrication des spermatozoïdes dans les testicules, est un processus complexe qui dure 72 à 74 jours chez l’homme. Depuis de nombreuses années, de nombreuses équipes tentent de reconstituer ce cycle en éprouvette. Les rares succès obtenus jusqu’à maintenant ont été chez des rongeurs.

Une start-up issue de l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon a réussi une première mondiale en réussissant avoir obtenu des spermatozoïdes humains complets in vitro.
Vu la communication peu académique faite autour de cette découverte, un certain scepticisme scientifique entoure cet exploit biotechnologique. En fait, si aucune explication précise n’a été faite jusqu’à présent, c’est en raison d’une demande de brevet. Une publication scientifique en bonne et due forme est d’ailleurs attendue.

Hormis cette question sur la forme de cette annonce, l’important de cette découverte est qu’il s’agit d’un immense pas en avant pour tous les hommes souffrant d’un problème d’infertilité, notamment tous ceux qui suivent un traitement contre le cancer dans le monde.

Selon les auteurs de cette découverte, la technologie pourrait être prête dans les quatre ans à venir et pourrait aider les hommes incapables de produire leur propre sperme à avoir leurs propres enfants biologiques.

« Nous avons terminé la spermatogenèse in vitro en utilisant un bioréacteur. Nous l’avons fait pour trois différentes espèces : le rat, le singe et l’homme, ce qui n’a jamais été fait auparavant », explique Phillippe Durand, le directeur scientifique de Kallistem, la start-up qui a réussi cet exploit.

« Il n’est pas possible de discuter des détails de la recherche vu que nous avons soumis notre étude pour publication il y a quelques jours. Mais nous avons produit une quantité significative de spermatozoïdes matures qui pourraient être utiles sur le plan clinique », a-t-il précisé.

Source : Telegraph

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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