Encore une détection directe des ondes gravitationnelles pour le LIGO

Il a fallu plus de 100 ans pour réussir à détecter les ondes gravitationnelles prédites par Albert Einstein en 1915, le LIGO a réussi à les détecter. Mieux, l’instrument a réussi à faire une seconde détection directe.

C’est en posant sa théorie de la relativité générale en 1915 qu’Albert Einstein a prédit l’existence des ondes gravitationnelles d’une manière théorique. Il a fallu plus de 40 d’efforts aux scientifiques pour qu’ils parviennent à les détecter.

C’est grâce à une collision entre deux trous noirs survenue le 14 septembre 2015 que le Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory (LIGO) a pu détecter les ondes gravitationnelles engendrées par cette fusion entre ces deux trous noirs qui avaient une masse de 29 et 36 fois celle de notre Soleil. C’est le 11 février que l’annonce de cette détection a été officialisée, une annonce historique pour la communauté scientifique.

Une seconde détection par le LIGO

C’est à nouveau le LIGO, un instrument constitué de deux détecteurs identiques de quatre kilomètres de long, situés à 3000 kilomètres l’un de l’autre, qui a à nouveau détecté directement des ondes gravitationnelles. Ce deuxième signal a été capté le 26 décembre dernier.

Cette seconde détection est confirmée à 99,99 %. Elle résulte de la fusion de deux trous noirs il y a 1,4 milliard d’années. « Nous savons qu’avec cette seconde détection, les propriétés mesurées par le LIGO vont nous permettre de commencer à répondre à certaines des questions fondamentales en astronomie gravitationnelle, comme le mystère de la formation des trous noirs », s’est réjoui la professeur Sheila Rowan, directrice de l’Institut de recherche gravitationnelle de l’université de Glasgow.

« Avec les détections de ces deux phénomènes de forte intensité en quatre mois pour notre première campagne d’observation, nous pouvons commencer à faire des prédictions sur la fréquence possible de détection d’ondes gravitationnelles à l’avenir », estime Albert Lazzarini, de l’Institut de Technologie de Californie (Caltech). « Le LIGO nous procure une nouvelle approche pour observer certains des phénomènes parmi les plus obscures, mais aussi les plus violents dans l’univers », ajoute-t-il.

« Nous commençons à avoir un aperçu des nouvelles informations d’astrophysique qu’on peut obtenir uniquement avec des détecteurs d’ondes gravitationnelles », souligne David Shoemaker, du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Des travaux pour améliorer le LIGO

Pour l’heure, le LIGO ne va pas faire de nouvelles détections. L’instrument est actuellement en travaux pour améliorer ses performances. Ce n’est pas avant le mois de septembre qu’il va entamer une nouvelle campagne de détection. Selon les prévisions, l’instrument amélioré devrait être plus sensible que précédemment, ce qui devrait lui permettre de détecter plus d’ondes gravitationnelles, soit atteindre 1,5 à 2 fois plus de volume de l’Univers.

Avec plus de 1 000 scientifiques internationaux à son chevet, le projet LIGO mobilise de nombreuses ressources. Avec un fort détachement du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), la France participe activement à cette aventure scientifique.

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Véritable touche à tout qui traine déjà derrière lui un long parcours professionnels dans le monde de la technologie, j'ai un jour décidé de me réorienter vers le journalisme par goût pour l'information et l'actualité. De fil en aiguille, j'ai été amené à écrire pour linformatique.org. Que cela soit la miniaturisation, les innovations ou l'amélioration des performances, ce qui concerne le progrès m'intéresse. Comprendre les choses, comme la création de l'univers, ce qui s'est passé au néolithique, ce qui compose une comète ou l'impact du génome sur une maladie sont très motivant pour moi en raison de l'impact de ces découvertes sur notre passé, notre présent et notre futur.

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