Deux nouvelles espèces de dinosaures à cornes, des cousins du tricératops

La famille du célèbre tricératops vient de s’agrandir suite à la découverte de deux nouvelles espèces. C’est aux États-Unis que deux nouvelles espèces de dinosaures à cornes ont été découvertes, une dans le Montana et l’autre dans l’Utah. Ces découvertes ont fait l’objet d’une publication dans la revue Plos One.

Découvert en Utah, le premier est le Machairoceratops cronusi. Patrick O’Connor, professeur à l’Université d’Ohio et coauteur de cette découverte, a déclaré que « Même dans des endroits comme le Nord-ouest américain, où un travail important de fouilles a été effectué ces 150 dernières années, on trouve encore de nouvelles espèces inconnues de la science » pour souligner qu’il est rare de trouver des fossiles de cette famille de dinosaures dans cette région des États-Unis. Les fossiles sont en effet généralement découverts en Alaska, dans le Montana, ou dans les provinces canadiennes de l’Alberta ou de la Saskatchewan.

Ce Machairoceratops cronusi vivait il y a 77 millions d’années. Cette espèce possédait quatre cornes et mesurait entre 6 et 8 mètres de long pour un poids compris entre 1 et 2 tonnes. « Le Machairoceratops est unique parmi les centrosaurinés, car il possédait également deux grandes cornes recourbées vers le bas et situées derrière la tête et qui faisaient partie de la carapace osseuse protectrice de son cou », fait remarquer Erik Lund, chercheur à l’Université d’Ohio et auteur principal de cette découverte.

Ce dinosaure à cornes appartient à une sous-famille des cératopsidés, les centrosaurinés. Elle possédait des cornes, des becs et des carapaces pour protéger leur cou.

Vue d'artiste de Spiclypeus shipporum, découvert dans le Montana.
Vue d’artiste de Spiclypeus shipporum, découvert dans le Montana.

Le second, le Spiclypeus shipporum, a été découvert dans le Montana il y a plus de 10 ans. C’est par hasard que Bill Shipp, un physicien nucléaire et chasseur amateur de fossiles, l’avait découvert près de la formation géologique Judith River. « J’étais loin d’imaginer que la première fois que j’irais à la chasse aux fossiles je tomberais sur une nouvelle espèce », a expliqué le découvreur. C’est pour cette raison que ce dinosaure est aussi surnommé « Judith ». Sa description scientifique par l’équipe de Jordan Mallon, du Musée canadien de la nature à Ottawa, est récente.

Vue d'artiste de Machairoceratops cronusi, qui vivait il y a 77 millions d'années dans l'actuel état de l'Utah aux États-Unis.
Vue d’artiste de Machairoceratops cronusi, qui vivait il y a 77 millions d’années dans l’actuel état de l’Utah aux États-Unis.

Ce Spiclypeus shipporum a vécu il y a 76 millions d’années. Il mesurait près de 5 mètres de long pour un poids pouvant atteindre 4 tonnes. Il appartient à la famille des chasmosaurines, la même famille des dinosaures à cornes que pour le célèbre Tricératops. Comme lui, cette nouvelle espèce arbore des cornes et une collerette osseuse pour protéger son cou.

À la différence du Tricératops, le Spiclypeus shipporum possédait deux cornes justes au-dessus des yeux, des cornes orientées vers les côtés. Il possédait aussi une disposition particulière pour les pointes de sa collerette.

Sur la base des os fossilisés découverts, notamment une partie du crâne, des pattes, des hanches et de la colonne vertébrales, les scientifiques estiment que l’animal devait être âgé d’au moins dix au moment de sa mort et qu’il souffrait d’arthrite avancée et d’infection. Selon eux, l’animal devait souffrir.

Tout comme le Tricératops, le Machairoceratops cronusi et le Spiclypeus shipporum étaient des herbivores. Il s’agit de deux cousins plus anciens du célèbre dinosaure à cornes.

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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