Données privées : un secret de polichinelle aux yeux de la NSA ?

Alors que nos données privées sont censées demeurer privées comme le terme « privé » le stipule, la polémique gronde aux États-Unis au sujet de l’ingérence de la NSA auprès des divers acteurs de la mondialisation des communications.

Ce sont le Washington Post et The Guardian qui ont mis le feu aux poudres par des révélations fracassantes au sujet de l’ingérence des services secrets américains, la NSA et le FBI, au sein des serveurs des géants d’internet. Les deux journaux ont simplement publié l’existence d’un programme de surveillance baptisé PRISM qui prévoirait l’accès direct aux serveurs par les agences de sécurité gouvernementale.

Il est bien évident que les réactions n’ont pas tardé à fuser de la part des principaux intéressés. Que cela soit Apple, Facebook, Google, Yahoo ou encore Microsoft, ils ont tous rejeté ces allégations.

Pourtant, The Guardian en rajoute une couche en citant une ordonnance secrète d’un tribunal fédéral relatif au renseignement étranger qui oblige les opérateurs de téléphonie à livrer quotidiennement à la NSA « toutes les informations relatives aux appels téléphoniques passés à l’intérieur des États-Unis et entre les États-Unis et d’autres pays ». Citant l’opérateur téléphonique américain Verizon, The Guardian précise que cette collecte d’information serait un outil « crucial » pour le renseignement américain, notamment pour la lutte contre le terrorisme.

Comme dans le cas des géants du web, Verizon n’a pas explicitement confirmé cette information, mais ne la pas démentie non plus en affirmant qu’il ne s’agissait pas d’enregistrement des conversations, mais uniquement de métadonnées, telles que numéro de téléphone ou durée des appels.

Dans tous les cas, ces révélations pointent bel et bien du doigt l’ingérence ses services secrets américains dans la vie privée des utilisateurs, des pratiques qui pourraient d’ailleurs parfaitement se pratiquer de la même façon dans d’autres régions du monde, et pourquoi pas même en Europe ?

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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