Droit à l’oubli : critique contre la « guerre de propagande » de Google

Pour donner suite à la décision européenne de sur le droit à l’oubli, Google a organisé une série de conférences publiques en Europe sur le sujet. Cette initiative vient d’être qualifiée de « guerre de propagande ».

C’est au mois de mai que la Cour européenne avait publié son arrêt sur le droit à l’oubli. Ne cachant pas sa désapprobation, Google s’était plié à cette décision en mettant en place toute une procédure pour traiter les demandes, en mettant à disposition un formulaire de demande, mais aussi en créant un conseil consultatif à même de proposer des recommandations au moteur de recherche sur les critères à appliquer pour valider ou refuser le droit à l’oubli.

Histoire de sensibiliser l’Europe à ce dilemme, Google a mis sur place une sorte de caravane qui doit s’arrêter dans les capitales européennes. Son but est d’organiser des conférences-débats publiques sur le thème du droit à l’oubli.

Paul Nemitz, directeur au sein du département de la justice de la Commission européenne, vient de déclarer que cette manœuvre s’apparente à une « guerre de propagande », que Google cherche simplement à obtenir le soutien populaire pour contrer la décision européenne par cette initiative. « À Bruxelles, nous sommes bien sûr habitués aux activités de lobbying. Si certaines actions peuvent être bénéfiques dans le but de trouver des solutions pratiques à un problème, d’autres sont négatives et visent à contourner nos règles de protection des données et notre jurisprudence ».

« On a l’impression que Google essaie de minimiser la décision de la Cour de justice européenne en rendant le débat public, en créant des doutes quant à sa pertinence », commente pour sa part Johannes Caspar, le régulateur de la protection des données dans le Land allemand de Hambourg.

En réponse à ces accusations, le conseil consultatif mis en place par Google prône l’indépendance totale de son travail, affirmant que l’idée de ce tour d’Europe n’est que de débattre de la vie privée sur internet, en toute liberté.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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