Droit à l’oubli : le Japon s’y met aussi

Alors que c’est l’Europe qui a instauré le droit à l’oubli pour ses ressortissants, le Japon emboite le pas dans le cadre d’une décision de justice. Japon : Google condamné à effacer des données de son moteur de recherche

Le droit à l’oubli est un sujet d’actualité en Europe depuis que la Cour de justice européenne a publié un arrêt donnant ce droit à tous les Européens. Depuis, Google doit faire face à des milliers de suppressions de liens dans son moteur de recherche.

Aujourd’hui, c’est le Japon qui fait valoir le droit à l’oubli, plus précisément un tribunal de Tokyo.

Concrètement, ce tribunal a dû trancher une affaire où un plaignant a porté plainte contre Google au sujet de 237 liens vers des pages internet qui apparaissent dans le moteur de recherche, des liens vers des contenus qui suggèrent que le requérant a été impliqué dans un crime qu’il n’a pas compromis, ce qui constitue une menace à son mode de vie actuel et compromet sa vie privée.

Le juge du tribunal de Tokyo a donné raison au plaignant en ordonnant à Google la suppression d’environ la moitié des 237 liens incriminés au motif d’« atteinte à ses droits personnels ». Dans on injonction, le juge précise que « Google, qui opère le moteur de recherche, a l’obligation de les supprimer » en soulignant que « le plaignant a subi des dommages tangibles du fait de ces données qui ont sali sa réputation ».

Cette décision est la première du genre au Japon, preuve que le sujet du droit à l’oubli est bien plus large que l’Europe.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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