Enfin un accord sur la création de sanctuaires marins en Antarctique ?

L’année dernière, la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique n’avait pas réussi à se mettre d’accord sur la création de sanctuaires marins. Est-ce que la réunion qui a démarré ce lundi va enfin déboucher sur un accord ?

Est-ce que la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) va surpasser ses divergences et se mettre d’accord sur la création de sanctuaires marins en Antarctique ? C’est tout l’enjeu de la réunion annuelle qui a démarré ce lundi à Hobart (Tasmanie/Australie) et qui s’achèvera le 30 octobre prochain.

Alors que l’Antarctique est l’une des dernières étendues vierges de la planète et que la CCAMLR a justement vocation de protéger cet espace, la réalité est que les divergences internes ont fait que les précédentes réunions sur la création de sanctuaires marins en Antarctique n’avaient pas abouti.

Il faut d’ailleurs préciser que pour être adoptés, un projet doit recueillir les suffrages de la totalité des 25 membres de la Commission, à savoir de 24 pays plus l’Union Européenne. En la réunion de cette année est la cinquième qui a pour but de trouver un accord sur la création de sanctuaires marins en Antarctique.

« La CCAMLR avait promis cette protection pour 2012, mais le processus s’est retrouvé en panne à quatre reprises », dénonce Mark Epstein, de la Coalition de l’Antarctique et de l’océan Austral.

« Les dirigeants internationaux, dont bon nombre sont membres de la CCAMLR, ont la responsabilité d’agir maintenant et de faire en sorte que ces sanctuaires soient créés lors de cette réunion », a-t-il ajouté.

À l’origine, la France, l’Australie et l’Union Européenne avaient proposé la création de sept aires marines protégées pour une surface totale de 1,9 million de kilomètres carrés, un projet qui s’était heurté aux objections de la Chine et de la Russie.

Un autre projet prévoyait 1,25 million de kilomètres carrés en mer de Ross, une immense baie dans une zone nommée « le dernier océan » en raison de son caractère intact. Lui aussi rejeté.

Le problème est que si l’Antarctique abrite des écosystèmes exceptionnels, riches de plus de 10 000 espèces uniques, il est aussi une zone de pêche et de recherches, d’où des enjeux économiques et scientifiques qui semblent prévaloir sur les préoccupations écologiques.

Les projets initiaux ont été revus à la baisse dans l’espoir de passer la rampe du consensus, ce qui n’est de loin pas encore acquis. C’est pour cette raison que les associations écologiques lancent un appel pour qu’un accord soit trouvé cette année : « L’Antarctique est l’une des dernières régions sauvages encore intactes tout en étant critique pour la recherche scientifique, à la fois pour étudier le fonctionnement d’écosystèmes marins intacts et pour évaluer l’impact du changement climatique. Les aires marines protégées sont l’outil le plus puissant à la disposition de la CCAMLR pour […] protéger la vie marine fantastique de l’Antarctique et permettre à son écosystème de mieux faire face aux conséquences du changement climatique et à l’acidification de l’océan », a déclaré Maritza Schaefer, chargée des océans chez Greenpeace International.

Mais est-ce que cela va suffire à faire passer le projet ?

Alors que l’on parle de réchauffement climatique et de protection de notre planète, on se rend compte que « quelques » pays n’arrivent pas se mettre d’accord simplement sur l’Antarctique. Vont ils pouvoir le faire pour la planète entière ?

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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