Espace : l’énigme soulevée par la naine rouge AU Microscopii

C’est en étudiant la naine rouge AU Microscopii à l’aide du nouvel instrument SPHERE que des chercheurs ont découvert une structure inédite en mouvement, une nouvelle énigme pour les scientifiques.

C’est en étudiant le système AU Microscopii, une naine rouge située à 32 années-lumière de la Terre, que l’équipe du chercheur français Anthony Boccaletti, du laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique (Observatoire de Paris/CNRS/UPMC/Paris-Diderot), a fait une étonnante découverte.

C’est à l’aide du nouvel instrument SPHERE du Very Large Télescope européen que les scientifiques ont découvert des structures inconnues. Il s’agit d’une sorte de nuages denses ou de grumeaux en forme d’arche ou de vague.

Vu que leurs confrères américains avaient déjà imagé AU Microscopii il y a quelques années avec le télescope spatial Hubble, ils ont été contactés pour savoir s’ils avaient fait la même découverte.

Comme Hubble possède une moins bonne résolution que SPHERE, rien de spécial n’a été remarqué. Mais après un traitement numérique approprié, les mêmes énigmatiques « arches » sont apparues sur les clichés du télescope spatial.

Dans l’étude publiée dans la revue Nature, Anthony Boccaletti explique qu’une autre surprise a été de découvrir que la position de ces mystérieuses « arches » avait changé entre les prises de vue faites en 2010, 2011 et 2014.

« Ces structures, qui ne sont situées que sur un côté de l’étoile, se déplacent à grande vitesse. Les plus éloignées encore plus que les autres. Trois d’entre elles vont si vite qu’elles échappent même à l’attraction gravitationnelle de l’étoile. On a donc affaire à quelque chose qui est en train d’être expulsé du système, sous nos yeux. Ce qui est vraiment très nouveau » s’enthousiasme le chercheur français.

Mais la question que tout le monde se pose est de savoir de quoi il s’agit.

Pour l’heure, seul un embryon d’hypothèse est évoqué à ce stade. Vu qu’AU Microscopii est une étoile extrêmement active, bien plus que notre Soleil, elle éjecte des particules dans l’espace quasiment une fois par jour. Les protons et électrons ainsi éjectés forment ce qui est communément appelé un vent stellaire, un vent violent qui possède une vitesse de l’ordre de 400 km/s.

« Ce ne peut être lui qui anime directement les structures que nous observons, car la vitesse à laquelle celles-ci se déplacent serait alors encore beaucoup plus rapide », estime Anthony Boccaletti.

« Par ailleurs, le vent stellaire est émis dans toutes les directions, alors que notre phénomène, lui, ne se produit que d’un seul côté du disque », précise-t-il.

De fait, le scientifique explique ce phénomène que par la présence d’un autre objet dans le disque, peut-être une planète, un objet qui n’a pas encore détecté.

« Ce corps serait sensible à l’éjection de l’étoile et, lui-même, dans un deuxième temps, créerait une autre éjection qui se transmettrait quelque part dans le disque », suppose le chercheur. « C’est pour cette raison que nous pensons que cela pourrait correspondre à une planète qui n’aurait parcouru, pendant ce temps, qu’une toute petite fraction de son orbite », ajoute encore Anthony Boccaletti.

En conclusion, il ne reste plus qu’à poursuivre les observations pour comprendre cette énigme.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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