Espace : plus de moteurs russes pour les lancements américains

Alors que l’United Launch Alliance (ULA) utilisait des moteurs russes pour ses lanceurs Atlas 5, un tribunal vient d’interdire l’utilisation de tout moteur russe en vertu des sanctions américaines appliquées contre certains responsables soviétiques.

C’est pour avoir été évincé d’un appel d’offres de l’armée de l’Air américaine, que la société SpaceX a fait opposition à cette manière de pratiquer anticoncurrentielle auprès de la justice américaine.

Lors de l’audience, SpaceX a critiqué la manière de procédé à l’attribution des lancements de satellites destinés à la sécurité nationale, en glissant au passage que l’United Launch Alliance (ULA), le consortium retenu pour ces lancements, utilise des moteurs russes pour ses lanceurs Atlas 5 en violation des sanctions américaines prononcées contre des responsables russes.

C’est sur ce détail que le tribunal s’est focalisé, un détail important vu que le contrat attribué à l’ULA pourrait bénéficier à Dmitri Rogozine, le premier ministre russe adjoint, qui figure sur la liste des personnalités visées par les sanctions américaines. C’est dans ce sens que la juge Susan Braden a interdit tous paiements au motoriste russe, sauf en cas d’accords spécifiques de la part des départements d’État, du Trésor et du Commerce.

Cette décision de justice ne concerne à priori pas les moteurs déjà livrés, ni ceux qui ont été commandés avant la date de cette décision.

Si cette décision de justice signifie clairement que l’activité spatiale américaine ne veut plus de moteurs russes, elle ne dit absolument au sujet de la plainte de SpaceX, à savoir la pratique non concurrentielle appliquée par l’armée de l’Air américaine, alors que ce contrat prévoit le lancement de 36 satellites de défense nationale d’ici à 2030 pour un coût total estimé à 70 milliards de dollars, cet aspect financier pourrait donner l’occasion aux politiques de s’immiscer dans cette affaire vu que certains membres du Congrès ont déjà souligné que le coût des lancements de l’US Air Force avait déjà augmenté de 60% ces dernières années, mais aussi que les tarifs pratiqués par SpaceX sont plus avantageux.

Aérospatiale: pas de moteurs russes aux États-Unis
Aérospatiale: pas de moteurs russes aux États-Unis

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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