Est-ce que les géants de la Silicon Valley domineront le marché de l’automobile ?

Alors que pratiquement tous les constructeurs automobiles semblent prendre le virage de la voiture autonome, on peut se poser la question de savoir si les géants de la Silicon Valley ne vont pas dominer le marché automobile de demain.

De quoi sera faite l’automobile de demain ? Les voitures qui sont actuellement exposées préfigurent les véhicules actuels et à venir, mais préfigurent-ils réellement la voiture de demain ? En effet, alors que Google travaille sur sa voiture autonome, qu’on évoque des intentions similaires chez Apple, on peut légitimement se poser la question de savoir si l’avenir de l’automobile ne se situe pas à la Silicon Valley.

Il est certain qu’avec tous les problèmes techniques, cartographiques, fiabilité, sécurité, législatifs, etc., la voiture autonome sur nos routes n’est pas encore pour tout de suite. Il est tout de même force de constater que l’idée est bel et bien là, avec en point de mire une amélioration de la sécurité routière.

Développée depuis 2010, la Google Car représente la pointe de la lance. Avec déjà plus d’un million de kilomètres au compteur, sa voiture autonome devrait commencer à circuler sur les routes californiennes cette année encore.

Le hic est qu’en comparant les voitures exposées au Salon de Genève et l’objet ovoïde qui est la Google Car, on constate que le design automobile n’est certainement pas le fort de la firme de Mountain View, mais aussi que ce genre de voiture a certainement peu de chance de séduire les automobilistes par son look.

Alors que l’on parle d’un projet baptisé Titan chez Apple, une voiture conçue par la marque à la pomme serait certainement une meilleure réussite du point de vue du design. Même si la firme de Cupertino se lance dans la course en retard par rapport à Google, elle a certainement les moyens de produire quelque chose d’exceptionnel qui puisse séduire les clients.

Alors que l’automobile du futur semble donc se dessiner à la Silicon Valley, la réalité est que les constructeurs automobiles traditionnels ne comptent bien évidemment pas se laisser grignoter leur gagne-pain sans broncher. C’est ainsi que Mercedes-Benz, Audi, BMW, General Motors, Ford ou encore Toyota travaillent aussi sur des voitures du futur.

Signe des temps, ces constructeurs n’ont pas choisi de dévoiler leurs concept-cars lors de l’un des traditionnels salons de l’automobile, mais lors du fameux Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas. Eh oui, ils ont déjà compris que la voiture de demain doit mettre en valeur d’autres atouts, ce qui explique le choix d’un salon de l’électronique grand public.

De fait, la Silicon Valley pourrait bel et bien révolutionner la voiture de demain, mais non sans que les constructeurs traditionnels proposent leurs propres solutions. D’ailleurs, ils sont nombreux à avoir installé des centres de recherche en Californie, justement pour être au plus près de l’innovation technologique.

Une chose est certaine, alors que la voiture est devenue une véritable extension de notre maison, mais aussi de notre smartphone en étant désormais connectée, il est certain que l’automobile de demain sera radicalement différente de celle que l’on connait aujourd’hui. Cette révolution est en route, avec de nombreux acteurs. Les évolutions seront lentes et progressives, mais elles se dessinent déjà avec l’infodivertissement embarqué, les nombreuses aides à la conduite, l’arrivée des motorisations électriques et hybrides, de l’intelligence artificielle, au point que notre voiture est déjà un condensé de haute technologie.

À quand la voiture autonome : 2020, 2030 ? Peu importe finalement, la voiture va muer vers quelque chose d’autre dans les années à venir grâce à l’impulsion de la Silicon Valley.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

1 COMMENTAIRE

  1. Il aurait été intéressant de mentionner Tesla Motors et Uber dans cet article.
    Ensuite, il est peu vraisemblable que google décide de vendre directement des voitures.
    Google Car c’est avant tout du software et quelques capteurs qui peuvent être adaptés à de nombreuses voitures (les voitures qui roulent en Californie sont d’ailleurs souvent des Toyota)
    Il est probable qu’il essaient de faire comme pour Android sur le marché mobile sans toucher eux même à la production de voitures.

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