Est-ce que les rayons cosmiques sont dangereux pour les passagers des long-courriers ?

L’Angleterre cherche actuellement à savoir si les tempêtes solaires peuvent engendrer des rayons cosmiques dangereux pour les passagers des long-courriers.

Il arrive que le soleil subisse de grandes explosions qui libèrent dans l’espace d’énormes quantités de particules chargées, un phénomène appelé irruption solaire ou éjection de masse coronale. On sait que ces rayons cosmiques peuvent provoquer des perturbations au niveau de nos communications et installations électriques.

Par ailleurs, ces particules sont aussi dangereuses pour les personnes dans l’espace, par exemple les astronautes à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Mais la question qui se pose est, qu’en est-il sur Terre ?

C’est ainsi que le gouvernement britannique tente de répondre à cette question en ayant mis sur pied une commission d’étude. Plus précisément, les inquiétudes vont aux personnes qui voyagent des long-courriers.

C’est pour cette raison que cette commission se compose de gens issus du ministère de la Santé publique, du Bureau du Cabinet, de plusieurs universités, mais aussi d’experts de British Airways. La publication de leur rapport final est attendue pour cet automne.

Alors que l’on sait déjà que le rayonnement solaire est trop faible pour causer des problèmes au niveau de la mer, on sait aussi que les équipages des avions à haute altitude sont exposés à des niveaux potentiellement dangereux de radiations cosmiques.

« Les neutrons qui ne touchent pas le sol atteignent l’altitude des avions », a déclaré Adrian Melott, professeur de physique et d’astronomie à l’Université du Kansas. « Les équipages sont touchés par beaucoup plus de doses d’irradiation de neutrons ».

C’est pour cette raison que lors d’événements solaires importants, les avions sont détournés vers le pôle Nord, des régions moins susceptibles d’être exposées aux rayons cosmiques.

Mais cette commission doit aller plus loin dans ses recherches. En effet, certaines statistiques suggèrent qu’il y a plus de cancer de la peau, de malformations congénitales et autres lors de fortes activités solaires. Dès lors, la question qui se pose est de savoir s’il n’existe pas un autre problème pour la santé, comme une douche secondaire de rayons qui serait provoquée par le déchirement des atomes et molécules par les particules solaires.

C’est ainsi qu’il a déjà été identifié que ce ne sont pas les neutrons qui sont en fait les plus dangereux pour la santé, mais les muons. « Les muons sont une sorte de cousin lourd de l’électron », explique le Prof Melott. « Ils sont produits en abondance par les rayons cosmiques et sont responsables en grande partie du rayonnement que nous recevons sur le terrain ».

Précédemment jugé comme inoffensif, l’effet des muons sur l’ADN va être testé dans le but de savoir s’il est affecté. « Personne n’a jamais réellement fait beaucoup d’expérimentation pour mesurer l’effet des muons sur l’ADN », a souligné le Prof Mellott. « Il existe peut-être une nouvelle physique qui rend les muons plus dangereux ».

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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